Google lance son adexchange video premium

Google a organisé récemment son 14ème Customer Advisory Board (CAB). Lors de son évènement annuel Google a annoncé plusieurs nouveautés, Google Partner Select, l’intégration d’outil de visibilité,  Google Brand lift en plus de Google Preferred lancé en Avril dernier. Je vous invite à regarder dans le détails ce qui a été annoncé.

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La smartwatch de Neal Mohan, dans ses années lycées

La vidéo représentera 75% du traffic internet d’ici à 2018, selon une étude publiée par Cisco. La vidéo représente également un format stratégique pour la croissance du marché publicitaire. Selon le SRI, le marché pub vidéo en France étaient de 136M en 2013, avec une croissance de +32% versus 2012. Google a racheté Youtube 1,6 milliards de dollars en 2006 et a imposé depuis une facturation à la vidéo vue. Un modèle d’achat qui plait aux annonceurs bien sur, comme le CPC, vous ne payez que si la publicité a fait son effet (vidéo vue, lien texte cliqué). Mais Google, dont la prochaine étape est de capter les budgets branding, notamment TV, souhaite innover et apporter de nouveaux indicateurs de mesure d’efficacité de la publicité vidéo sur internet. Google a annoncé de nouveaux indicateurs comme le Google Brand Lift. Par ailleurs, la qualité des vidéos hébergées sur Youtube a longtemps été de l’UGC (user generated content), autrement dit bien souvent des vidéos de chat. Or d’un part cela change, et Google invite depuis longtemps maintenant les contenus premium à diffuser leurs contenus sur Youtube. L’annonce de la chaine officiel de Dreamworks TV va dans ce sens. C’est également pourquoi Google souhaite lancer un réseau publicitaire vidéo, c’est à dire prendre en régie de l’inventaire vidéo tiers, hébergé sur d’autres site que Youtube, opéré en programmatique.

La vidéo représente 75% du traffic internet

C’est la raison pour laquelle la vidéo digitale est actuellement un champ de bataille (rachat d’adapt.tv par AOL, Yahoo qui convoitaient Dailymotion, Prisma qui rachète Advideum…).

Video online traffic by 2018

La vidéo publicitaire online croît de 19,5% par an alors que la TV en baisse de 2,8%

video-annual-growth IABGoogle lance un adexchange vidéo premium

Ces tendances sur la vidéo online donne enfin l’arme que Google attendait depuis longtemps pour pouvoir absorber les budgets branding des marques. Neal Mohan annonce que pour la première fois en 2013 aux US, les marques ont dépensé plus online qu’en Télévision. Le digital devient un must have. Jusqu’ici il fallait être devant un PC pour être connecté. Aujourd’hui aux US, il y a plus de téléphone que d’américains. Le traffic mobile croit 3x plus vite que le traffic desktop. Avec 12% du temps passé sur le mobile, la notion de always est devenu une réalité. Aujourd’hui, on ne va plus sur internet, on est y continuellement connecté. La vidéo est devenue la forme dominante de consommation de contenu et elle est passée à 4 dimensions : le son, la vue, le mouvement et maintenant interaction. Les créateurs de Youtube ont crée une audience plus grande que celle qui consomme du brodcast TV. Aujourd’hui, les 18-34 ans sont plus sur Youtube que sur n’importe quel cablo-opérateurs. Il se consomme 1,2 milliards de vidéos par jour sur Youtube aux US. En une mn, il s’upload 100 heures de vidéos sur Youtube, c’est 500 heures de contenus par mois, par jour ils s’upload plus de vidéos que les 3 Broadcasters ont crée sur les 5 dernières années.

Google argumente que son offre a 1/ la scale nécessaire 2/ des contenus pertinence pour l’audience  3/ utilise désormais la vidéo comme format principale, le format utilisé depuis plus de 60 ans pour le storytelling. L’idée est de convaincre que le digital est centrale pour construire une marque. Neal pointe cependant encore quelques freins, vous pouvez dépenser des millions en TV en une poignée de main, en web c’est un peu plus compliqué que cela, notamment avec les annonces suivantes :

  • Google Preferred : accéder facilement au Top 5% des contenus présents dans Youtube classés par popularité et engagement (lancé fin Avril dernier lors de l’annuel Youtube Brandcast, lors du Digital Content Newfronts de l’IAB)
  • Google Partner Select : la même chose mais au travers des contenus vidéos hors de Youtube, autrement dit il s’agit d’un réseau publicitaire vidéos pour les éditeurs premium, accessible en progammatique.
  • Ventes garanties via le RTB : le programmatique direct garantie est désormais accessible via le DSP de Google, Doubleclick Bid Manager.

Josh Jacobs, le CEO d’Accuen, trading desk d’Omnicom, considère que la TV est un medium idéal pour bâtir une marque mais que le web peut être encore meilleur que la TV. Il considère l’initiative de Google comme une grande opportunité, il s’agit de rassembler les capacités de ciblages offertes par le programmatique et la data avec les contenus premium des meilleurs éditeurs. Il s’agit de construire une vraie alternative au média TV, toute l’ambition de Google depuis plusieurs années.

Google veut révolutionner la mesure du branding

L’autre frein que la facilité d’achat et la difficulté de trouver le bon contenu dans une multitudes de sites et de contenus qu’héberge désormais le web est la mesure. En effet les mesures du web actuelles sont parfaites pour les annonceurs performances (direct response) et ont permis à la publicité digitale d’exploser mais ne sont pas forcément adaptés aux campagnes de notoriété.

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Google souhaite renforcer les outils de visibilité et de mesures des budgets investis sur sa plateforme. Une étude ComScore sur la visibilité, 54% des publicités ne seraient pas vues. Google travaille avec l’IAB et va intégrer les solutions de visibilité de nielsen et de comScore. L’idée est de trouver une mesure branding pour tous les leviers web : le display, mobile et vidéo.

Exposition de ma publicité

  • Est-ce que ma publicité est vue?
  • Est-ce que ma publicité est vue par la bonne audience?

Mesurer l’impact de ma publicité sur la notoriété de ma marque : Google Brand lift

  • Quelle vidéo a apporter le meilleur levier d’augmentation de la préférence ou de notoriété
  • Quelle jour de la journée ma vidéo a le plus d’impact? Combien de temps dois-je montrer ma vidéo aux users?
  • Combien de fois dois-je mentionner ma marque dans ma vidéo publicitaire pour un impact optimal?
  • Combien de fois montrer le logo?

Pour lire l’annonce de Neal Mohan faite sur le blog de Doubleclick : Unlocking the Brand Opportunity

Aperçu de l’évènement Youtube Brandcast de fin Avril :

Vidéo promo de Youtube avec des interviews d’agences et de créateurs de vidéos :

  • « Les vidéos sur Youtube peuvent se répondre d’un spot à l’autre, sont revu d’années en d’années, ce qui était inimaginable avant en TV ou un spot chassait l’autre »
  • « Avec trueview, on donne le pouvoir à l’internaute de sannctioner ou pas l’annonceur sur la qualité de ce qui est délivré »
  • « Faire une idée avec laquelle les gens ont envie de jouer, ça c’est fabuleux et Youtube le permet »

Profils MBA ebusiness disponibles pour stage 2013

Le MBA MCI  a 15 ans et continue de former toujours plus d’experts digitaux. La promotion full time 2012/2013 arrive au terme de son apprentissage et est sur le marché dès Avril pour réaliser un stage. Je vous invite donc à consulter les profils de ces jeunes marketers pleins d’avenirs au cas où votre entreprise ou bien votre start-up aurait un besoin en la matière.

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Promotion full time MBA MCI 2013, Twittos officiels du salon eMarleting 2013

Postes :

  • Responsable e-business
  • Chef de projet
  • Responsable communication digitale
  • Consultant
  • Community Manager

Profil stagiaire marketing digital by

Oui à la data, mais laquelle?

Le display est en pleine mutation, passant d’une logique de contexte à une logique d’audience. Les éditeurs prennent conscience de la valeur de leurs données utilisateurs et les agences de leur côté nourrissent de grands espoirs quant aux performances de campagnes de leurs annonceurs en les exploitant. Quelles sont les différents types de données? Lesquelles marchent réellement?

Un changement de paradigme

Audience buying, data, adexchangeTout a commencé avec les adnetworks. Ils ont commencé à agréger de l’inventaire en masse auprès de petits sites sans régies puis au fur et à mesure auprès de sites medias premium qui ne vendaient pas tout leur inventaire. Le marché a ainsi trouvé un équilibre fragile. Les annonceurs avaient accès à l’inventaire prémium auprès des régies à prix fort et en même temps se sont vite rendus compte qu’ils étaient également diffusés sur ces mêmes sites en achetant auprès des adnetworks à un coût bien inférieur. La position des adnetworks était ici sensible et la difficile notion de blind leur a permis de tenir cette position. Il leur a fallu réussir cet exercice difficile de vendre une campagne media sans pouvoir dire à ses clients où elles étaient diffusés. La logique de la performance, où l’objectif principal est le ROI et non le contexte, était la justification théorique.

En parallèle, l’inventaire était de plus en plus qualitatif et impactait de manière positive les performances des campagnes. A cela s’ajoutaient nombre d’innovations technologiques, les outils de diffusions des adnetworks sont allés bien plus loin dans les optimisations de campagnes que les adservers des régies premium qui se limitaient à diffuser simplement les bannières aux emplacements réservés. La pose de traceurs sur les sites des annonceurs a permis aux adnetworks d’optimiser la diffusion des campagnes en allant chercher les inventaires qui convertissaient. Dès lors, le marché a petit à petit intégré le fait que l’important n’était pas d’être affiché sur tel site premium, mais plutôt d’aller chercher l’inventaire où surfait l’audience intéressée par l’offre de l’annonceur. Cette première étape d’optimisation était déjà basée sur la data. Le fait de savoir que telle source de trafic convertit pour tel annonceur est une information précieuse dont les adnetworks ont su tirer partie.

Par la suite, Criteo est allé plus loin en retouchant les visiteurs des sites marchands n’ayant pas converti, encore une fois l’optimisation est basée sur une information. Cet utilisateur est venu et est reparti sans acheter, je vais donc le retoucher dans son surf, peu importe où. Ce petit rappel historique a pour objectif de rappeler que le changement de paradigme contexte / audience n’a pas commencé avec les adexchanges. On passe d’une logique verticale à une logique horizontale. Peu importe d’être diffusé de manière garantie sur tel site media car l’internaute qui m’intéresse peut être touché ailleurs, pendant sa consultation de mails, sa visite d’un forum. Bref, sur un site auquel je n’aurai pas pensé et qui coûte probablement bien moins cher ! Par ailleurs, les équipes marketing pensent connaître leur cible, bien souvent les régies constatent des résultats bien différents. La publicité a mieux réagi sur une cible qui n’était pas prévue dans le plan initial. Le comportement réel des internautes réserve parfois des surprises.

Les acteurs de la data

Les acteurs de la data

La prise de conscience

En plus de ce changement de paradigme, le marché s’est rendu compte que les données étaient une mine d’or. Les éditeurs se sont rendus compte qu’en plus de vendre leurs inventaires invendus aux adnetworks, ils leurs fournissaient des données permettant de cibler leur audience sur d’autres sites. Les données d’un site A permettaient de qualifier l’audience d’un site B. Or les adnetworks ne payaient que pour l’inventaire, pas pour les données. Le business model de ces adnetworks était donc éphémère, soit les éditeurs vont désormais vendre plus cher leur inventaire (inventaire + data) soit ils vont séparer la vente de leur inventaire d’un côté et la vente de leurs données de l’autre. Des acteurs spécialisés ont bien vu l’opportunité et ont monté des sociétés dédiées à l’achat et la vente de données : Bluekai, Datvantage, Exelate et Weborama (qui est à la base une régie et un outil d’analytics). Une consolidation a déjà eu lieu avec le rachat de Datvantage par Weborama en mai 2012. eXelate est l’acteur leader international, créé en 2007 et basé à New York, ils viennent de lever 12 millions de dollars. Petite subtilité à comprendre, ces acteurs sont des datas exchanges, c’est-à-dire que vous pouvez leur acheter de la donnée. Mais ils peuvent également fournir un outil permettant aux annonceurs ou aux éditeurs de gérer leur propre data, l’outil s’appelle un DMP (Data Management Platform). Adobe a racheté Demdex en 2011 afin de se doter d’un outil propre. Il existe également Core audience, Krux et Audience Science, entres autres. Un autre acteur français commence à faire parler de lui, il s’agit d’Ezakus, jeune start-up basée à Bordeaux. Elle a levé 2,2 millions d’euros en 2011 et a signé des partenariats importants notamment avec Audience Square, le grand concurrent de La Place Media, les deux private adexchanges premium français.  On parle également d’AMP, audience management platform. Le savoir faire d’Ezakus est dans la constitution de segments d’audience avec les données existantes de ses clients et non dans l’achat et la vente de cookies, qu’elle n’opère pas. A voir l’interview de son co-fondateur Christophe Camborde, accordée à Frenchweb en Avril 2013 :

Christophe Camborde, co-fondateur d’Ezakus par frenchweb

Mais d’abord, c’est quoi la data dans la publicité online?

  • First party : les données des éditeurs
  • Second party : les données venant des annonceurs
  • Third party : les données achetées auprès des agrégateurs de données et venant de multiples éditeurs

Par ailleurs, comme l’explique Christophe Cambord d’Ezakus, la donnée est de deux natures : qui est l’internaute, la nature de l’audience et ce qu’il fait, son comportement. La valeur de l’audience est difficilement reconnue. En théorie, la data devrait être le principal élément de prix et non l’occurrence de page du support, ce qui est une pilule difficile à avaler pour les éditeurs ou plutôt un changement de mentalité sur ce qu’ils vendent. Aujourd’hui les datas viennent enrichir les transactions de support digital, sorte de transition du monde du papier au monde virtuel. Pour l’instant, sur le media Internet, personne n’achète 100 000 femmes actives. 

Il faut aussi prendre conscience que la data a une DLC (date limite de consommation), selon les cycles d’achats la durée d’un cookie peut aller de 24 heures à plusieurs jours ou semaines. Tout comme une base mail, plus elle est vieille moins les données sont fiables. A ces données digitales il faut ajouter les données offline, eXelate par exemple distribue les données offline d’acteurs comme Axciom ou Nielsen qui viennent enrichir les campagnes online et inversement. Le rachat du pure player Directinet par le Suédois venant du offline WDM pour créer wdm.directinet a également de bons atouts pour enrichir les campagnes web. Par ailleurs, Facebook a annoncé qu’ils travaillaient à l’enrichissement du Facebook Adexchange avec Datalogix, une société qui récolte les données d’achats offline.

Que faire de ces toutes ces données?

La première utilisation des données, first ou third party est l’optimisation des campagnes en RTB sur les adexchanges. Pourtant, les données peuvent également être utilisées sur des campagnes réalisées auprès des adnetworks, des régies premium classiques et même sur le site de l’annonceur. La connaissance de l’audience qui arrive sur le site peut permettre d’affiner le contenu affiché selon le segment concerné. Par ailleurs, il semble évident que cela va impacter les créations publicitaires, on parle de DCO, Dynamic Creative Optimization. L’idée est d’adapter la créa en temps réel à l’internaute, un prospect ne doit pas être adressé de la même manière qu’un client ayant acheté au moins une fois ou qu’un client fidèle. Il s’agit alors de connecter les données CRM des annonceurs à leurs campagnes d’acquisitions online. Dès lors l’enjeu pour les marketeurs se situe également dans la sécurité et l’intégrité de leurs données, séparer les données clients des achats médias mais en s’assurant d’une interconnexion optimale. Ce point a été évoqué lors du dernier ATS Paris 2012.

eXelate a récemment publié une étude montrant qu’entre les différents types de données, ce sont les segments d’audience réalisés sur mesure qui étaient les plus performants. Il s’agit de créer des segments spécifiques à chaque annonceur à partir de ses données propriétaires, de données de campagnes précédentes et de données tierces. L’étude a porté sur 875 participants (50% d’agences, 15% de marketeurs et 31% de plateformes publicitaires, DSP, adnetworks…). Les trois types d’acteurs comptent augmenter leurs budgets d’achats de données, mais pour des raisons différentes : des raisons d’efficacité, stratégiques ou tactiques.

Omar Tawakol, CEO de Bluekai pense que les annonceurs orientés branding feront 50% du marché de la data pour améliorer l’engagement de leurs campagnes alors qu’aujourd’hui ce sont plutôt les annonceurs performances qui sont les premiers à s’y intéresser. Voici une interview réalisée par l’IAB :

Et vous, avez-vous testé les achats de données pour améliorer vos campagnes?

Quant à savoir comment les données seront utilisées dans le RTB mobile…c’est une autre histoire. Certains l’écrivent déjà, le DSP Strikead a annoncé le lancement de sa solution de retargeting avec une intégration de données tierces venant d’Admobius, PlaceIQ et BlueKai. Il est désormais possible de retoucher une personne ayant téléchargé une application mais sans avoir effectué d’achat…

Vincent Tessier

La publicité mobile en RTB et sur les adexchanges

Alors que le dernier rapport de Rubicon Project liste le TOP 10 des annonceurs en RTB sur le web (Zalando, Price Minister et La redoute en tête), nous allons nous intéresser au RTB sur le mobile. Pour rappel, le display en France est un marché d’environ 650M€ sur un total de la publicité digitale de 2,7 milliards d’euros pour 2012, selon l’estimation du SRI et de Capgemini. La part du display achetée en RTB sera d’environ 8% en 2012. Le display mobile sera d’environ 50 à 60 millions d’euros cette année et la part du RTB sera probablement très faible.

La croissance du RTB

L’IDC a publié récemment un rapport, sponsorisé par Pubmatic, estimant que le RTB au global passerait de $ 1,4 Md à $13,9 Mds en 2016, soit 20% du marché global. En France, on passerait sur la même période de 30 à $250M. La forte croissance du RTB sera portée par le levier des ventes indirectes (les inventaires non invendus), puis le mobile et la vidéo et enfin par l’inventaire direct et premium. Le point positif sur le mobile c’est que les éditeurs vendent peu en direct leur inventaire et que les dispositifs OP SPE ou premium sont relativement rares. Cela facilitera probablement le basculement au tout RTB. La bonne nouvelle de ce mode d’achat c’est qu’il a des effets positifs des deux côtés de la chaine, les éditeurs améliorent leur eCPM et les annonceurs, bien que payant parfois plus cher leur impression, constatent un meilleur ROI grâce à un meilleur CVR du fait de l’utilisation des datas et des optimisations en temps réel. L’autre bonne nouvelle c’est les économies de structures réalisées. Google vend déjà une bonne partie de son inventaire en RTB et fait 4 fois le CA par employé versus un Yahoo qui dispose d’une force de vente importante. La mauvaise nouvelle est la restructuration des équipes que cela implique en agence et en régie.

Investissement publicitaire display en RTB 2010 à 2016 - source IDC

Investissement publicitaire display en RTB 2010 à 2016 – source IDC

Le RTB sur mobile

Il y aurait déjà plus d’un milliard d’impressions disponibles sur l’adexchange de Google. Le marché se construit avec l’arrivée d’autres marketplaces mobile comme Mobfox, Nexage, Mopub et l’arrivée de DSP spécialisés comme Strikead. Pour avoir une vision exhaustive des acteurs de la publicité mobile, voir le panorama publié sur ce blog récemment. Selon l’IDC, les premiers investissements réellement RTB sur le mobile sont attendus en 2013, à hauteur d’environ $40M pour atteindre les 500M en 2016. Un levier important dans l’eco-système sera tout comme en web, la mise en place de private adexchanges. Samsung avait annoncé sa place de marché en avril dernier déjà, powerded par OpenX.

Investissement publicitaire mobile en RTB - 2012 à 2016 - source IDC

Investissement publicitaire mobile en RTB – 2012 à 2016 – source IDC

OpenX a récemment animé un webinar très intéressant sur sa vision du marché du RTB Mobile. OpenX est une entreprise technologique anglaise orientée publisher, SSP, Adserving et Yield management. La société a annoncé le lancement de l’adexchange privé de Samsung en Avril dernier, appelé le Samsung AdHub.

mobile adexchange ecosystem

 

Les eCPM mobile :

L’adexchange Mopub a publié une étude présentant les eCPM sur son réseau d’environ 20 milliards d’impressions par mois. A noter que Publicis et Orange viennent d’investir 12 millions de dollars dans la jeune start-up créée par d’anciens Google et Admob. Voici les enseignements de cette étude :

  • iOS propose de meilleur eCPM : $0,72 versus $0,43 pour Android
  • Android rattrape doucement ce gap avec une augmentation régulière de son eCPM
  • Les eCPM sur tablettes sont nettement supérieurs, frôlant le dollar sur l’iPad par exemple
  • Le rich media, avec le standard MRAID augmente les CPM de 25%, de 0,5 à $0,74 par exemple
  • La date et les ciblages sémantiques augmentent le CPM d’autant, de 0,57 à $0,79

 

Mopub - ecpm mobile 2012

Mopub – ecpm mobile 2012

Les 4 sujets qui freinent le RTB mobile :

  • Standardisation des formats publicitaires : un effort reste à faire malgré les standards publiés par la MMA et l’IAB.
  • Standardisation des données : plusieurs acteurs de l’industrie (Nexage, Pubmatic, Smaato, DataXu, Fiksu, Jumptap et X+1) ont formé le comité Mobile OpenRTB pour standardiser les API , la version 2.0 est disponible depuis janvier 2012.
  • Cookies : les navigateurs mobile n’acceptent pas les cookies par défaut, quant aux applications ce n’est tout simplement pas possible.
  • Temps de réponse : l’affichage d’une page et des publicités devrait se faire en moins de 30 ms, ce qui est encore difficile en 3G, la 4G devrait faciliter cela.

En résumé, nous pouvons dire que la publicité mobile décolle et n’échappera pas à la révolution du RTB. Par contre, un certain nombre d’obstacles reste encore à dépasser, l’horizon 3 à 4 ans semble raisonnable pour que ce marché deviennent mature.

Pour une vision plus globale du marché du mobile et de son impact sur les stratégies marketing, je vous invite à lire ma thèse sur le sujet « La révolution mobile, vers le shopping 3.0? ».

Vincent Tessier

 

Les magasins virtuels dans la vie réelle

Dans une étude récente, le cabinet IDC prédit que le showrooming va influencer plus d’1,7 milliard de dollars pour les fêtes de noël. En d’autres termes, beaucoup d’Américains, environ 48 millions, utiliseront leur smartphone en points de vente. Les produits high-tech sont les plus touchés ainsi que le textile. L’influence du surf sur leurs smartphones en points de vente semble avoir la même importance dans la décision d’achat que les informations trouvées online avant la visite en magasin. Le phénomène n’est pas encore généralisé mais la tendance est claire. Capgemini a également publié une étude cet été avançant que d’ici 2020, la plupart des magasins seront des showrooms pour sélectionner et commander des produits. Les enseignes doivent mettre en place dès à présent des dispositifs pour tirer profit de ce comportement. Plusieurs enseignes se sont lancées depuis le coup de com de Tesco en Corée qui a fait le tour du monde.

Carrefour :

Enfin, le géant et leader français Carrefour prend des risques et teste de nouveaux concepts. Pendant 3 semaines, un magasin virtuel de 300 références a été mis en place en Gare de Lyon Part-Dieu et Gare du Nord permettant aux passants de faire leurs courses en scannant des QR codes à l’aide de l’application pour smartphone « Mes courses Carrefour ». Le paiement se fait en CB au sein de l’appli. Il y a fort à parier qu’une telle OP va booster l’appli en terme de téléchargements sans compter qu’une offre promo incite à l’achat : 10€ offerts pour 60€ d’achat. Le directeur e-commerce Bruno Lebon parle de 200 000 téléchargements pour son application. La commande est livrée à domicile ou disponible au retrait dans un des 160 magasins drive. Les packaging sont en taille réelle comme dans un vrai linéaire.

Interview de Thierry Pélissier, Directeur Marketing de l’enseigne :

Les dessous de l’opération :

Casino :

Dans la foulée de l’opération à Lyon, c’est Casino qui a pris la suite dans le flux des passagers de la gare avec un mur de papier de photos de produits avec des QR codes. A Paris, l’opération sera dôtée d’un mur digital. C’est l’application mCasino qu’il fallait télécharger pour pouvoir faire ses courses. Pour le coup, l’enseigne a mis à disposition de ses clients 3 technologies : la lecteur des QR codes, le NFC et la reconnaissance d’images. « Nous faisons le pari de l’omnicanal avec notre application mobile NFC » avance le directeur marketing Thierry Aouizerate. C’est l’agence Think&Go qui a réalisé l’appli.

La vidéo de demo de l’appli montre bien les différentes fonctionnalités :

Intéressant de voir que pour cette demo c’est un blackberry qui a été choisi…étrange choix.

casino magasin virtuel

Bonobos :

Le site marchand Bonobos est l’un des plus grands spécialistes de vente de vêtements en ligne aux US. Ils ont lancé cette année plusieurs points de vente physiques appelés « Guideshops » où les clients peuvent bénéficier d’un rdv de 45mn avec un vendeur qui les conseillera sur leur style. Le CEO évoque le chiffre de 90% de taux de conversion entre les rdv pris et les prises de commandes derrière.

Tesco :

Après l’opération coréenne, l’enseigne a réitéré à Londres à l’aéroport de Gatwick avec une sélection de 80 produits. Il est clair que l’attente d’un avion est longue, si on peut mettre à profit ce temps pour faire ses courses et en plus les trouver à son appartement à son arrivée…le service ne peut rencontrer qu’un succès grandissant.

Homes-up

Ce site de décoration de luxe s’est doté d’un point de vente physique avec l’objectif affiché de montrer les produits, du showrooming assumé en somme. Le projet fait partie du groupe Adeo, dont fait partie Leroy Merlin. Le fondateur Damien Boisel a baptisé ce concept de magasin de webfront. La boutique est sur Huaihai Lu à Shangai, elle est un relai physique pour les clients. Ils peuvent venir passer un moment, discuter, surfer sur le site internet de la marque à partir d’iPads disposés sur une table, scanner les QR codes des produits exposés pour les commander. La livraison se fait immédiatement au domicile du client, fini les sacs shopping.

Le concept de webfront de Homes-up

Pour plus de précisions sur la stratégie de homes-up, voici l’interview de Alexandre d’Antuono à l’atelier numérique de BFM Business :

[ca_audio url= »http://vincenttessier.fr/wp-content/uploads/2012/11/20121112_atelier-BFM-homes-up.mp3″ width= »500″ height= »27″ css_class= »codeart-google-mp3-player »]

Comme expliqué dans l’interview, le magasin est vraiment pensé comme une extension du site web, l’objectif est de rassurer les clients, montrer les produits, les accompagner. La relation physique est centrée sur la marque et l’expérience, laissant de côté la relation transactionelle.

http://www.homes-up.com

L’étude IDC citée plus haut met en lumière les points clés que les clients attendent :

  • Offrir un site web optimisé pour le mobile
  • Favoriser une offre commune entre magasin physique et online
  • Permettre la comparaison des prix avec des QR Codes

Le géant Best Buy a déjà été cité pour ses différentes initatives sur twitter ou pour avoir tenter des synergies off et online. Les récentes prises de paroles du CEO évoquent la multiplication de plus petits points de vente et une réduction globale des mètres carrés…avec en parallèle une croissance des ventes online. La tendance est claire, les bricks and mortar lancent des boutiques virtuelles, les pure player cherchent à s’ancrer dans le réel en abordant le point de vente de manière originale et innovante. La révolution du point de vente est bel et bien en marche.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire ma thèse « La révolution mobile, vers le shopping 3.0? »

Vincent Tessier

 

ATS Paris, l’évènement display de l’année 2012

Le 24 octobre a eu lieu la 2ème édition d‘ATS Paris, organisée par l’excellent exchangewire. L’événement a réuni les acteurs les plus importants du nouvel éco-système des adexchanges en cours de révolutionner le media display. Il faut savoir que cette nouvelle méthode d’achat et de vente d’inventaire publicitaire digital représente déjà 10 à 15% des dépenses display au UK et environ 9% en France.industry automatisation - vincent tessier

Le CEO de Weborama, Alain Levy a mis en avant la forte valeur ajoutée qu’apportait une bonne utilisation des données dans les campagnes RTB. Tout en soulignant que le rôle des adnetworks ne s’arrêtait pas avec la croissance des adexchanges. L’utilisation des données est scindée en deux, les données first party (data de l’annonceur) pour les campagnes de fidélisation et les données third party (issues de l’adexchange ou d’autres sites) pour le recrutement de nouveaux clients. Le cofondateur de Mediamath, un DSP de renom, a expliqué que cet apport de nouvelles technologies ne changeait pas fondamentalement la manière de faire de la publicité. Pour autant, cette révolution perturbe les organisations, Cyril Zimmerman, CEO d’Hi-Media dit qu’ils sont passés d’une société de commerciaux à une société de technologies avec plus de 100 ingénieurs.

Le 2ème panel a évoqué la question du branding. En effet, tout comme les adnetworks il y a 5 ans, les acteurs des adexchanges veulent séduire les annonceurs et les budgets branding. La vidéo a été mentionnée notamment par les sociétés spécialisées présentes Videology et SpotXchange. Vivaki évoque le chiffre de 30% le volume des campagnes display aujourd’hui traitées en RTB et 1/3 de ces campagnes sont à la performance, 1/3 de la vidéo et 1/3 du branding.

Coté publisher, Julien Gardes de Rubicon Project estime que seulement 10% des publishers absorbent plus de 70% du budget dépensé en RTB, un chiffre impressionnant. A ce propos, un éditeur comme eBay lance ses propres private adexchanges. Rubicon propose à ses clients éditeurs la gestion de leur inventaire mobile en RTB dès janvier 2013, suite au rachat de Mobsmith en mai dernier.

Orange a annoncé le lancement de son adexchange d’ici la fin de l’année, avec la technologie d’Appnexus (7 milliards d’impressions…)

Je ne résiste pas à vous proposer également l’interviews de Neal Mohan réalisées à l’ATS London :

Je retiens de cette interview que les éditeurs vont pouvoir acheter à leur tour sur les adexchanges via DFP pour compléter leur inventaire. Les SSP vont donc intégrer des fonctionnalités habituellement dédiées aux DSP…amazing ! Si après cela, vous n’êtes pas perdu avec ces acronymes que vous commenciez à peine à maîtriser, chapeau. Si vous aviez raté le lancement de Google Bid Manager, la nouvelle plateforme unifiée côté achats (DSP), je vous invite à relire l‘annonce faite sur le blog officiel. L’unification des achats consécutifs (invite, wildfire, terracent…) prend enfin forme et les termers adserver et la marque DFA passe en retrait pour laisser le mot bid et RTB prendre la place. Neal évoque le besoin de centralisation du display garantie, en RTB, mobile et social dans le même outil de tracking et de management. Par ailleurs, la nouvelle plateforme semble plus flexible permettant d’utiliser une des briques de la chaîne (reach media ou comportemental) avec un autre fournisseur.

 Et l’interview de Franck Addante, CEO de The Rubicon Project :

Frank donne ici une très bonne vision du RTB et surtout le démystifie en montrant que l’automatisation d’une industrie n’est pas nouvelle, il y a des précédents : le voyage, la finance, la distribution…RTB n’est qu’un protocole, tout comme HTML, un langage commun. Le display a besoin de l’automatisation car il y a trop d’étapes manuelles dans le process d’achat aujourd’hui. L’inventaire display est clairement une longue tail, le top publisher ne permet pas d’atteindre un reach satisfaisant. Concernant les acronymes, il les rassemble sous le mot « automatisation » et insiste sur le fait qu’il fait mettre 100% de l’inventaire sur ce modèle. Le parallèle avec l’apparition de l’ordinateur où les employés ont été dans un premier temps effrayés que l’ordinateur ne prenne leur job. Les private marketplaces ne vont pas remplacer les directeurs de clientèle. Il s’agit de mettre la technologie au service de la transaction et non de faire barrière entre l’acheteur et le vendeur. Il pointe à ce propos le besoin d’un ID de transaction unique sur toute la chaîne de valeur.

Voici la liste des intervenants de cette année :

  • Erich Wasserman – Co Founder & GM, EMEA, MediaMath
  • Vincent Karachira – Founder & CEO, Next Performance
  • Fabien Magalon – Managing Director, La Place Media
  • Nerissa MacDonald – Director of Trading EMEA, MediaMind
  • Shane Shevlin – Director of Business Development EMEA, IPONWEB
  • Sylvain Deffay – Country Manager, France, Infectious Media
  • Julien Gardes – Country Manager, France, Rubicon Project
  • Brian Fitzpatrick – Managing Director, Europe, Adapt TV
  • Andrew Moore – Managing Director, SpotXchange Europe
  • Jean-Claude Muratore – Sales Director for France, Italy and Iberia, Turn
  • Gregoire Peiron – Head of Media Buying Solutions – France, Google
  • Sebastien Robin – COO AFFIPERF, HAVAS Global Trading Desk
  • Mike Nolet – CTO & Co-Founder, AppNexus
  • Grégory Gazagne – Managing Director France, Southern Europe & Latam, Criteo
  • Anne de Kerckhove – Managing Director, France and Southern Europe, Videology
  • Tim Geenen – VP Business Solutions, Improve Digital
  • Eric Boquet – Co-Founder, ONESIXTY2
  • Thierry Prignaud – Head of Orange Ad Market, Orange France
  • Erwan Le Page – Independent consultant
  • Laurent Duverney-Guichard – VP Product Marketing, Gamned
  • Jean-Baptiste Rouet – Managing Director, Head of Vivaki Nerve Center
  • Pierre-Anthony Dugor – Director of Advertising, Caradisiac

J’espère que cet article vous aura donné quelques clés pour mieux appréhender le nouvel éco-système des adexchanges.

Bonnes campagnes !

Vincent Tessier

Les acteurs de la publicité mobile

mobile advertising vincent tessier regie mobileL’écosystème publicitaire mobile s’est longtemps limité aux régies des 3 opérateurs historiques et quelques acteurs indépendants. Depuis 2 à 3 ans, on assiste à une déferlante de start-up se positionnant sur la plublicité mobile et il devient difficile de comprendre qui fait quoi. A cela s’ajoute la révolution des adexchange sur le display web et qui arrive quasiment en même temps sur le mobile. Tout cela ne facilite pas la vie des marketeurs et des agences lors de l’élaboration de leurs plans média. Nous allons tenter ici de faire le tri et de recenser les acteurs importants de ce marché.

Le mobile est en pleine effervescence à la fois en terme d’usage consommateurs mais également marketing. Ce nouvel eldorado est par conséquent l’objet de toutes les convoitises. Les fonds d’investissements sont à la recherche des leaders de demain afin de pouvoir y investir aujourd’hui. Les entrepreneurs veulent prendre cette nouvelle vague suffisamment en amont pour surfer sur la vague le plus longtemps possible avant un rachat. On pourrait parler d’une bulle ou au moins d’une forte tendance. Le marché américain était de 1,2 milliard de dollars en 2011 et il devrait atteindre les 3,2 milliards cette année. Le SoLoMo d’il y a 2 ans semble clairement mettre l’accent sur le Mo. Selon moi, on est d’abord passé par la vague sociale, nous sommes actuellement sur celle du mobile et le local viendra après. Pour illustrer ce propos, il suffit de regarder cette vision du  marché mobile (source : Luma Partners). J’espère que ce billet vous permettra d’y voir plus clair !

Mobile-Lumascape-small - acteurs publicité mobile - vincent tessier

Panorama des acteurs du mobile

1/ Régie Premium :

Ce sont généralement les plus anciennes comme MBrand3 créée par des anciens de Nokia Interactive et qui s’est rapprochée en 2011 de Mobile Network Groupe. La régie commercialise l’inventaire de belles marques comme Allociné, NetcoSport, Liligo, Voyagessncf.com, Les Echos, Marie Claire, Fnac.com..et touche environ 13 millions de mobinautes. Il faut également évoquer EGS Media, créée en 2004 qui a été rachetée depuis par la régie locale Com>Quotidiens. Parmi les régies premium importantes du marché français se démarque Mobiladdict, rachetée récemment par l’Allemand Yoc. La régie touche 5,7 millions de mobinautes et représente l’inventaire d’M6, NRJ, 20mn, Météo France, Doctissimo, VDM…La régie Digital Advert quant à elle touche 6,8M de VU et commercialise les espaces de Sud ouest, SPIR, Skyrock, L’Equipe, Le Parisien entre autre. Enfin, Mobvalue créée plus récemment, représente les applications de TF1, NextradioTV, Auféminin, 01Net, Boursorama, Mobiles Republic…

2/ Les adnetworks :

Les réseaux publicitaires représentent la deuxième catégorie d’acteurs de la publicité mobile et non des moindres. Il s’agit de régies non exclusives avec leurs éditeurs, généralement orientées performance et ont une forte valeur ajoutée technologique. Comme sur le web, le plus grand réseau publicitaire sur le mobile est détenu par Google. Il faut savoir que Google représente 62% des investissements sur le mobile, SEM et display (source:  businessinsider.com). La stratégie mobile de Google s’est faite initialement par croissance externe avec le rachat en 2009 d’Admob pour 750 millions de dollars. Début 2012, Google a opéré une intégration à marche forcée de son réseau de développeurs mobile sur sa plateforme Adwords. Le géant est suivi de près sur le mobile par deux pure players, l’indien Inmobi et l’américain Millennial Media. Le premier est en très forte croissance après avoir effectué une des plus grosses levées de fonds du secteur (200 millions de dollars) et a des positions solides en Asie, en Europe du nord et du sud, ainsi qu’au moyen orient. La régie possède son siège européen à Londres mais a une présence en France, voir l’interview d’Alice Henry sa Directrice commerciale. Millennial Media a fait une entrée en bourse remarquée en mars et s’est implanté en France en mai 2012 (800 millions d’impressions par mois), Benoit Lelarge en est le directeur commercial. Au niveau mondial, nous devons citer iAD la régie d’apple qui bien qu’ayant du mal à s’imposer sur le marché se positionne dans le peloton de tête.

regie pub mobile adnetworks vincent tessier

Derrière ces géants se positionnent un certain nombre d’acteurs :

  • France : Kwanko (Swelen + Netaffiliation), Misterbell, m-perf (Mobile Network Group)
  • Europe : Madvertise, Admoda, Adfonic, Yoc, OutThereMedia (Mobucks), Mobfox
  • Israel : Matomy, Taptica
  • US : Mojiva, Greystripe, Jumptap, Admobius, Tapad, Drawbridge
  • Asie : Buzzcity

3/ L’affiliation mobile

Il faut bien dire que l’affiliation sur le mobile n’est pas ce qui a connu le plus grand succès. Il y a assez peu d’acteurs proposant un modèle au CPA que cela soit sur des sites mobile marchands ou des applications avec de l’in-app paiement. Certes, vous pouvez trouver des acteurs vous facturant au CPD (coût par download de votre application) mais il s’agit plutôt d’un lead. Un mobinaute télécharge votre application, mais le travail ne s’arrête pas la et il faut convertir ce prospect en client et en chiffre d’affaires. L’affiliation doit aller au delà du téléchargement de l’application, il s’agit de générer des ventes ! Parmi les acteurs ayant clairement pris un positionnement d’affiliation, il faut saluer la start-up française MobPartner à portée internationale. Fondée par Vianney Settini en 2007, la plateforme touche aujourd’hui 150 000 publishers sur 150 pays. Wister se positionne depuis 2003, issue du monde du WAP et de l’adulte, la plateforme s’est ouverte depuis à tous type d’annonceurs. Sponsormob a été fondée en 2006 par des Allemands avec l’ambition de d’être un pure player mobile de la performance. Enfin, les plateformes web intègrent également le mobile, lentement mais sûrement : Tradedoubler, Zanox et Netaffiliation étant les plus avancées sur le sujet.

L’affiliation a du mal à décoller pour plusieurs raisons :

    • Les développeurs d’applications ne veulent pas céder au CPA. La plupart des régies proposent du CPM ou du CPC. Accepter le CPA pour un éditeur premium parait comme une capitulation, ils retardent l’échéance au maximum (il n’y a qu’à observer les eCPM des éditeurs web…).
    • Tracking : sujet douloureux pour beaucoup d’agences ou annonceurs, l’attribution des ventes ou des downloads à telle ou telle régies n’est pas aisée compte tenu des barrières technologiques (UDID, Cookies, coupure de réseau, lancement tardif de l’appli téléchargée…).
    • Enfin, beaucoup d’annonceurs ne sont pas encore prêts en termes de dispositif mobile (sites marchands optimisés)

Panorama des acteurs de la pub mobile par typologie :

 

4/ Les acteurs spécialisées dans les applications :

Je les considère comme étant à part car soit ils répondent à un besoin précis soit utilisent un levier spécifique comme les push notifications. Les acteurs comme Appgratuites, Surikate, Appsfire  par exemple sont clairement positionnés sur le boost de votre appli dans les stores à partir de leur base d’utilisateurs. La mécanique est désormais bien connue, soit votre appli habituellement payante est proposée gratuitement à leur base de mobinaute, généralement par push notification, soit il s’agit de faire tester votre appli par une base de testeurs professionnels ou amateurs. On ne peut pas rémunérer un individu pour qu’il télécharge l’appli, mais pour qu’il fasse un test oui. Or pour faire le test, il faut qu’il télécharge l’appli…malin.

regies mobile specialisées - vincent tessier

Fiksu et Tradmob sont quant à eux dédiés au téléchargement d’applications à partir de bannières sur les réseaux publicitaires. Ils centralisent et achètent sur tous les adnetworks du marché, ajoutent des optimisations de ciblage grâce à leur technologie propriétaire ou données utilisateurs afin de générer du téléchargement d’applications de la part d’utilisateurs fidèles.

Il y a des acteurs spécialisées dans le push notification géolocalisée, c’est le cas de la régie française Admoove, de Placecast, fondée par une Française mais basée à San Fransisco et de xAd. Il faut bien avouer que c’est le graal du marketeur que de pousser une offre ciblée à son client dans une zone de périmètre définie en fonction de son réseau de point de vente. A noter que Placecast le propose en push notification (50% de vos clients) mais aussi en SMS (100% de vos clients) ! La société Thinknear vient d’être rachetée par le fournisseur de GPS Telenav pour former Scout Advertising, une régie spécialisée dans le ciblage situationnel, display

Certains acteurs sont spécialisés dans l’in-game advertising. Tapjoy a un positionnement original car spécialisée dans la monnaie virtuelle in-game. C’est à dire que les joueurs se voient proposer des offres commerciales au sein-même d’une appli de jeux sous forme de murs d’offres (offerwall), de bannières ou de vidéos. Selon comScore, sur les 36 millions de joueurs mobile en Europe, 15% effectuent des achats in-app de biens virtuels. Des acteurs comme Kiip et Tap.me ont pour ambitions de redorer le blason de la publicité en snobant la traditionnelle bannière qui interrompt l’utilisateur ou l’offer wall qui oblige l’utilisateur à faire une action pour avancer dans son jeu. Ici la marque intervient pour récompenser le joueur à la fin d’un niveau par exemple et pas sous forme de bannières.

Enfin, Facebook vient de dévoiler son offre mobile après les doutes émis par les analystes sur sa capacité à monétiser son audience mobile. Des observateurs ont évoqué une erreur stratégique de Facebook depuis le début à savoir de se baser sur ce que ses utilisateurs disent aimer (le LIKE) plutôt que sur leur comportement (Criteo…). L’autre point étant que Facebook aurait dû créer depuis longtemps un adnetwork composé de publishers tiers plutôt que d’espérer son audience sur son propre site (les tests sur mobile en cours…source : facebook). Ces deux critiques sont à la base de la nouvelle offre publicitaire de Facebook. L’entreprise va utiliser ses données utilisateurs pour les retoucher sur d’autres applications au travers d’achats sur les adnetworks ou adexchanges (source : Techcrunch). Il s’agit pour l’instant de bannières renvoyant vers les stores d’applications diffusées sur des applications, mais il n’y a pas de raison que cela ne se déploie pas au-delà. Chacun de ces acteurs a ses spécificités dans une stratégie de distribution d’application.

 5/ Les adexchanges et le RTB mobile :

La révolution du display actuellement en cours sur le web est déjà présente sur le mobile.
Avant toute chose, petit rappel de ce que sont et apportent les adexchanges avec cette excellente vidéo réalisée par l’IAB :


L’évolution des modes d’achat du display par iabfrancetv

Les outils côté éditeurs : Il existe une poignée d’acteurs dans le monde qui se positionne à la manière de SSP, citons Mopub, Moblicx, Smaato et le français Swelen (qui vient de créer Kwanko avec Netaffiliation).

adexchange moble rtb

Les plateformes dédiées aux annonceurs : Les DSP web commencent à être des noms connus comme Invite, Turn ou bien Mediamath. Ceux du mobile le sont moins comme StrikeAd qui se positionne depuis 2010 en tant que DSP 100% mobile. Le 2ème acteur à surveiller de près est Tapad, fondé en 2010 à NY et avec une liste d’investisseurs à faire frémir tout entrepreneur (les fondateurs ou CEO d’Appnexus, Open X, Tacoda, Quigo, 24/7, Admob, Doubleclick…). Non seulement la start-up a l’ambition de faire du RTB et du retargeting sur le mobile mais de créer une plateforme cross-device : PC, mobile et tablette. Enfin, nous pouvons citer GradientX qui est conçu par des anciens de Rubicon, OpenX et Adconion.

Data : D’anciens de Quattro, régie qui a donné naissance lors de son rachat par Apple à iAd, ont lancé cette année AdMobius. Il s’agit d’un « Audience Management Platform », en fait un acteur de la data qui a pour objectif d’aider les éditeurs et les annonceurs à mieux cibler les mobinautes. Se positionne également sur la reconnaissance des utilisateurs mais plutôt côté device, Adtruth. Une technologie créée par la société 41stparameter spécialisée dans la fraude et la sécurité (voir interview sur adexchanger.com pour plus de détails). Le concurrent Bluecava se propose également reconnaître les devices, la différence entre les deux solutions la plus visible est que Bluecava est en SaaS alors qu’Adtruth s’installe en local. Bluecava a tout de même Joe Sullivan, Chief Security Officer chez Facebook et Ellen Moskowitz, VP of fraud management solutions chez Mastercard.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire mon billet dédiée au RTB et aux adexchanges mobile et à la data dans les campagnes de publicité online.

6/ Analytics :

Toutes ces régies ont beau travailler dur pour développer leurs réseau et leur technologie, impossible de mesurer les résultats sans un outil d’analytics adaptés. Google a intégré depuis environ un an une partie mobile à son outil mais il existe des solutions plus spécifiquement adaptées aux applications. La plus connue et répandue dans le monde est Flurry dont la solution est gratuite et qui publie régulièrement d’intéressantes statistiques sur le marché. Son challenger s’appelle Kontagent. Xtify se positionne avec une offre tournée CRM et fidélisation avec leurs outils de push notification. Enfin, la france a son champion avec Capptain qui a levé 1,2 million de dollars en avril dernier pour se développer à l’international et a d’ailleurs noué un partenarait serré avec Surikate.

Au fait une dernière chose, pour savoir quelles régies utilisent les appli installées sur votre téléphone, il existe des applis de scan comme Airpush detector, Addons Detector et Lookout push ad detector.

Quelques ressources :

J’espère que ces informations vous aideront dans vos plans médias mobiles !

Vous pouvez également lire ma thèse sur le marketing mobile, disponible en téléchargement.

Vincent

Créer des rapports analytics automatisés

Nous allons voir aujourd’hui comment créer des rapports Analytics de manière automatique entre votre compte Google Analytics et Google Document. Vous pourrez créer un rapport qui sera embeddable et mis à jour automatiquement, facilitant ainsi le travail collaboratif. Utile si vous ne souhaitez pas donner accès à votre compte GA mais aussi pour insérer un dashboard dans Netvibes par exemple. Bref, comme toute API, c’est à vous de trouver la meilleure utilisation par rapport à vos besoins.

Une vidéo a été publié récemment par les équipes de Google et en suivant le tuto (pas si simple que ça), j’ai eu envie de vous faire partager cette astuce. C’est le premier tutorial que je publie ici donc soyez indulgents s’il n’est pas aussi bien fait que ce que vous avez l’habitude de lire. On va commencer par un peu de contexte. Cet exemple de rapport automatisé est une manière pour Google et ses équipes de faire la promotion d’une nouvelle fonctionnalité appelée « Google Apps Script » où tout développeur peut poster son script à la manière d’un plugin WordPress. Mais vous allez me dire, OK mais à quoi cela peut bien me servir? Si vous avez créé vos rapports dans Google Analytics, ils sont accessibles en 2 clics. Vous avez même peut-être paramétré des envois de rapport par mail tous les lundis sur les visites ou les mots clés qui ont été tapés dans Google et qui ont généré une visite. Vous avez déjà accès à vos données Analytics bien sûr, mais qu’en est-il si vous voulez partager avec votre équipe ou à vos clients, une partie seulement de vos données et ce sans avoir à collecter vos données manuellement et faire un tableau excel tous les lundis à envoyer en pj par mail? Avec ce tuto , vous créez un Google spreadsheet (équivalent d’excel dans Google Drive) et vous le partagez avec votre client. Il pourra ainsi venir consulter ses données tous les jours, à l’heure qu’il veut, sans que vous n’ayez plus rien à faire et ses données seront toujours à jour. Mieux encore, si votre client ne comprend rien au cloud et à Google doc, vous pouvez embedded les dashboards dans un google site ou le mettre en page d’accueil d’un Netvibes.

Les avantages des rapports automatisés :

  • Rafraichissement automatique
  • Gain de temps, un paramétrage une fois pour toute
  • Accès facilité pour ses interlocuteurs internes ou externes

1/ Installer le script

1.1/ Créez un spreadsheet, un tableau excel dans google document / drive :

1 - creer-le-spreadsheet - vincent tessier

1.2/ Allez dans Tools / Script gallery

1.3/ Tapez « google analytics » dans la box de recherche, scrollez un peu et installez »Google Analytics Report Automation (magic) » publié par nickski15@gmail.com. Choissisez « cancel » quand la pop-up rouge apparait.

2 - script-GA-report-automation vincent tessier

1.3/ Allez dans Tools / Editor, vous allez ainsi rentrer dans le code du script écrit par le développeur. L’idée est d’autoriser ce script à accéder à vos données d’analytics via l’API de Google Analytics.

script-editor vincent tessier

 

1.4/ Mettez ON au niveau de Google Analytics API, V3, vous voyez ici qu’il faut rentrer une clé

google-analytics-API

1.5/ Nous allons maintenant chercher cette clé, pour cela il faut vous rendre sur la console des API Google : code.google.com/apis/console

Il faut maintenant créer un projet

5 - google-apis

Mettez « Analytics API » sur ON :

6 - google apis list

 

Allez ensuite dans « Reports » pour récupérer votre clé API :

7 - API Access

 

Il faut maintenant la copier coller dans le script vu précédemment au 1.4 et cliquer sur la disquette dans le menu pour sauvegarder.

1.6/ Retournez dans votre google spreadsheet, rafraichissez et un nouveau menu apparaît, appelé « Google Analytics' ».

8 - nouveau menu analytics vincent tessier

 Sélectionnez « Create a core report », autorisez l’accès.

autorisation-acces-data

1.7/ Il faut maintenant configurer le rapport souhaité

10 - choix id profil

 

  • Importer votre « profil ID » : cliquez sur l’onglet « Google Analytics » puis sur « Find profile/ IDs »
  • Copier coller le « ids : ga:xxxxx » de la pop-up pour le mettre dans le tableau à côté de ids.
  • Mettre 30 sur la ligne « last-n-days », afin d’avoir les données sur les 30 derniers jours
  • Mettre ga:visitors pour « metrics »
  • Mettre ga:date pour « dimensions »
  • Mettre « Rapport test » pour « sheet name »
  • Exécuter le rapport en allant dans l’onglet « Google Analytics » et sélectionner « Get data »

Les différentes dimensions possibles sont toutes référencées sur ce lien :

https://developers.google.com/analytics/devguides/reporting/core/dimsmets

1.8/ Paramétrez la période de mise à jour :

  • Retournez dans Tools / Script editor
  • Configurez le trigger pour une mise à jour toutes les heures par jour ou uniquement quand vous ouvrez le document, ce que j’ai choisi comme illustré ci dessous.

trigger get data

2/ Créer un graph et le mettre dans Google site :

2.1/ Créer un graphique

Google spreadsheet connaît de mises à jour régulièrement et le produit commence a être à la hauteur. Certes, excel reste l’outil le plus complet en terme de tableur et on y est tous habitué.

12 - graph dans spreadsheet

Si vous créez un Google site avec le même compte Google, il vous suffit d’aller dans insérer / Tableau et tous vos tableaux et graphiques réalisés dans Google Doc apparaissent. Vous n’avez même pas besoin de prendre le code HTML et de l’embedded dans le site. Pour partager le Google site, il suffit de vérifier que « Anyone with the link » est bien sélectionné dans le Spreadsheet. Vous pouvez ensuite partager le Google Site.

Google site

La vidéo du tutorial en anglais :

J’espère que ce tuto step by step vous aidera à mettre en place vos dashboards !

La bibliothèque d’API et de script semble être importante, je n’ai pas exploré les autres possibilités, n’hésitez pas à m’informer si vous y trouvez des choses intéressantes.

Vincent Tessier

Comment Square révolutionne le paiement

C’est en lisant le Wired UK et en raison de son actualité que j’ai eu envie de faire ce billet sur Square . Son fondateur Jack Dorsey est un entrepreneur de 36 ans, co-fondateur et actuel Chairman de Twitter. Sa nouvelle société Square propose tout simplement de révolutionner l’industrie du paiement ! Square a compte déjà 350 employés et a enregistré 6 milliards de dollars de transaction. Elle s’apprête à lever $200M pour une valorisation de 3,25 milliards de dollars (source : business insider)

Comment ça marche?

Le produit phare, le Square reader :

Boccalone Gets Paid With Square from Square on Vimeo.

L’idée est simple, permettre à n’importe qui de facturer en carte bleue un client. Cela peut concerner des transactions qui se faisaient habituellement en cash (payer pour votre cours de guitare) ou bien aux petits commerces qui demandent un minimum de facturation pour accepter la carte bleue compte tenu des commissions des acteurs historiques de ce marché. Le déclencheur a été dans ce petit lecteur, design et élégant, qui a relayé aux oubliettes les espoirs trop longtemps déçus qui avaient été mis dans la technologie NFC. La première étape a été de toucher les commerçants avec le Card reader et Square Register. La 2ème étape a été lancée il y a peu avec le produit Pay with square dont l’objectif est d’équiper directement les consommateurs.

3 produits square :

    • Square card reader : avec l’aide d’un lecteur de carte à poser sur l’emplacement audio de son iphone ou de son android, l’application Square permet de facturer par CB, sans terminal de paiement supplémentaire. Cible : les commerçants et les indépendants
    • Square register : une application ipad qui a pour ambition de remplacer la caisse enregistreuse de votre commerçant physique habituel. Il est bien sûr possible d’enregistrer des paiements par CB et cash, payés le lendemain sur votre compte en banque. En un clic, vous pouvez imprimer un ticket de caisse ou ouvrir votre caisse d’argent liquide habituelle ! En bonus, le commerçant accède à un dashboard d’analytics complet afin de suivre ses stats de vente. La commission est la même qu’en utilisant le square card reader pour iphone, 2,75% par transaction. Cible : les commerçants et les indépendants

Square Register from Square on Vimeo.

  • Pay with Square (précédement appelé Card case) : Plus fort que le lecteur pour lire la CB. Le client donne simplement son nom à la caissière et elle procède directement au paiement, votre identité est détectée grâce au smartphone qui est dans votre poche. C’est un peu comme si vous demandiez à votre barman préféré de mettre tout ça sur votre note ! C’est une très belle utilisation du geo-fencing, une technologue de ciblage geographique qui a beaucoup d’avenir. Par ailleurs, l’application détecte quels sont les marchants qui accepteront ce nouveau mode de paiement. Il est par ailleurs possible de partager le lieu où vous avez payé sur les réseaux sociaux. Disponible sur iOS depuis son lancement et sur Android depuis Mars 2012. Cible : les consommateurs

Le gros avantage pour les commerçants est  qu’il n’y a pas de compte à créer, pas de frais mensuels, le lecteur (appelé dongle en anglais) est même offert ! La commission est de 2,75% sur chaque transaction. En France, le montant des transactions payées par CB s’élève à 482, 6 milliards d’euros en 2011 et il y a + de 60 millions de cartes en circulation (source : cartes-bancaires.com). Le déploiement international est actuellement en cours, encore un peu de patience pour pouvoir le tester en France. A noter cependant la présence d’un acteur européen local, iZettle (source : techcrunch).

Fidalisation / reward : 

Square a lancé ces derniers mois un programme de fidélité…un prolongement naturel et un service supplémentaire pour encourager son usage. Le consommateur cumulera des points à chaque fois qu’il paiera avec Square. Les Groupon et autres Livingsocial doivent regarder cela avec attention car il n’y a qu’un pas pour que cela leur fasse perdre des parts de marché auprès des marchands.

Concurrence :

Square est le plus visible et le plus agile des acteurs qui comptent bien révolutionner le paiement physique par le mobile. Il faut néanmoins compter avec des acteurs comme Intuit, American Express, Paypal, Verifone…

American Express a lancé SERVE en mars 2011 et a multiplié les annonces et les partenariats comme avec Zynga en mai de cette année par exemple. Le service permet de payer en ligne via email, offline avec sa carte bleue mais aussi d’effectuer des paiements entre particuliers, y compris sur facebook !

Pour y voir un peu plus clair, voici une matrice pour mieux comprendre les acteurs du mpaiement et leur positionnement :

Paypal :  Le géant du paiement online compte bien manger une part du gateau offline que Square commence à grignoter. La société a donc lancé en début d’année Paypal Here, sa réponse au dongle de Square (pour l’instant compatible que sur les iPhone). Paypal a même finalement racheté la société partenaire qui supportait le produit, Card.io (source : presse citron).

Verifone : Acteur du paiement traditionnel qui fournit les TPE (Terminaux de Paiement Eléctroniques), Verifone ne veut pas se laisser distancer plus longtemps. Il a lancé Payware et dernièrement un lecteur fortement similiaire à celui de Square, le SAIL (uniquement iPhone). La lutte sera bien plus dure avec cet acteur qui possède plus de 20 millions de points de vente utlisant leur service de carte bleue en base clients et avance couvrir 65% du commerce physique américain.

Apple a récemment fait l’annonce de son portefeuille virtuel, nommé PassBook, qui se contente aujourd’hui de rassembler les cartes de fidélité. Techcrunch a fait un excellent article pour couvrir cette annonce. Si la firme décide de se lancer complètement dans cette activité, il y a fort à parier que ses 400 millions de cartes de crédit de clients Apple devraient l’y aider !

…la liste pourrait s’allonger avec les opérateurs télécom et les géants du web comme Facebook et Google qui ont de grandes ambitions sur le sujet. D’ici là Square continuera à faire le buzz et à nous étonner avec de nouvelles innovations.

Vincent Tessier

@vincentessier

 

 

 

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Book Cv Mci2012

 

Sur la formation MBA Marketing et Commerce sur Internet :

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Vincent Tessier

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