Les tendances digitales 2014 selon Mary Meekers

Encore une fois, le marché a les yeux rivés sur ce cru 2014 des analyses de Mary Meekers, du cabinet d’analyse KPCB. 164 slides de graph et d’analyse des tendances, bien sur cela parle du mobile, des tablettes, des pays émergents mais aussi de TV, de video on demand, de taxi, de dating, de personnalisation et bien d’autres choses encore. Voici une sélection de quelques slides qui m’ont semblé pertinentes.

Key trends :

  • La croissance des utilisateurs d’internet croit de moins en moins vite, la croissance bient désormais des pays où la monétisation est plus difficile
  • Les abonnements mobile smartphone continue de croitre fortement à + de 20%
  • Les tablettes sont encore qu’à leur début, et avec une croissance de +52%
  • La data mobile est en pleine explosion, +81% drivé notamment par la vidéo
  • L’éducation et la santé en ligne est une secteur à potentiel
  • La montée en puissance des app de messagerie
  • La spécialisation des apps « internet unbundling

30% de smartphone sur les 5,2 milliards de téléphone en circulation dans le monde

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Le traffic mobile passe de 14 à 25% entre 2013 et 2014

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La publicité mobile en croissance de +47% pour représenter 11% du pluri-media

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Le mobile est encore sous-investis

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Les apps représentent la majorité de la publicité mobile

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Je vous invite à consulter le reste des 164 slides de cette présentation dense :

Mais aussi la version redisigné d’un graphiste freelance de talent, Emiland :

Les tendances internet de 2013, par KPCB

C’est désormais un rendez-vous annuel attendu, le cabinet KPCB et son analyste vedette Mary Meeker nous livre une centaine de slides sur les tendances du digital. Certains graphiques ou chiffres sont repris à tu-tête par tout une cohorte de conférenciers tout au long de l’année, je vous propose donc d’aller à la source et d’en extraire l’essentiel.

KPCB mary meeker 2013

Qui est KPCB?

Commençons par connaître un peu l’acteur de référence qui nous livre ces analyses. KPCB est un fond d’investissement réputé (VC pour Ventur Capital) basé dans la Silicon Valley et crée en 1972. Ce fond a donc vu passer toutes les vagues technologiques jusqu’à aujourd’hui. KPCB a investit dans AOL, Amazon, Compaq, Google, Symantec et bien d’autres. Il faut également savoir qu’à peine un an après le lancement de l’iPhone, KPCB a débloqué un fond de $100M, appelé iFund, pour investir dans des développeurs d’applications (Shazam, Path, Shopkick…) et l’a doublé un an après pour atteindre les $200M. Le fond investit également $8M dans la régie mobile Inmobi. En 2010, elle crée le sFund pour les start-ups du social business et investit dans Facebook et Zynga. Enfin, KPCB est très actif dans le green business avec des investissements dans des voitures à énergies vertes. Pour résumé, les analyses publiques de KPCB sont basés sur leurs propres analyses des tendances, des start-up les plus à même de devenir des leaders dans leurs secteurs et leur clairvoyance a été maintes fois récompensée et jalousée. Un investissement de la part de ce fond représente pour une start-up un vrai signal fort envoyé à tout le marché qui la met dans une dynamique extrêmement positive. Cette année l’analyste Mary Meeker a fait sa keynote à la conférence D organisée par All Things Digital (détenu par le Wall Street journal), du 28 au 30 Mai 2013, en Californie. Parmi les speakers, le CEO de Twitter, Pinterest, Sony, GE, Box, Sheryl Sandberg de Facebook, Tim Cook d’Apple, le CEO de Motorola Mobolity, le Président de CNN Worldwide et…le CEO des San Francisco 49ers!

2,4 milliards d’internautes dans le monde

C’est beaucoup et en même temps c’est encore relativement faible par rapport à la population mondiale totale, mais aussi par rapport au nombre de personnes équipés de mobiles! La croissance est d’environ 8%. La Chine est en tête avec 564 millions d’internautes, soit 42% de taux de pénétration, les USA arrivent derrière avec 244M, l’Inde en 3ème avec 137M et un taux de seulement 11%.

KPCB 2013 - le nombre d'internautes dans le monde

Si ce n’est pas partagé sur internet, cela n’existe pas

Il se partage 500 millions de photos par jour sur internet, 11 heures uploadés sur Soundcloud, 100 heures uploadés par minute sur Youtube. Facebook est attaqué par de nouveaux services comme snaptchat, Waze, Dropcam… Dropcam voit désormais le nombre de vidéos uploadé par minutes sur son service dépasser celui de Youtube! On commence par les photos, rapidement ce seront les vidéos (déjà émergent), puis les sons et enfin nos données personnelles seront massivement partagés dans une avenir proche.

Le partage de contenu sur internet KPCBQuelques idées reçues sont mises à mal, comme le fait que les américains ne sont pas les plus à la pointe. La moyenne mondiale est à 24% des utilisateurs qui partagent de manière intense sur internet, les américains ne sont qu’à 15%.

Les internautes américains partagent moins que ceux d’Arabie saoudite

KPCB - Le partage dans le monde versus US

Le mobile bouleverse les rapports de forces

Avec plus de 6 milliards d’abonnés mobile, dont 1,5 milliards de smartphone (+30% de croissance!), le mobile représente déjà 15% du trafic web, 8% du CA de l’e-commerce aux États-Unis. En Chine, le nombre d’internautes accédant à l’internet via le mobile a dépassé le web! (slide 33). En Corée, le nombre de requêtes de search sur mobile a dépassé le web. Groupon fait 45% de ses transactions via le mobile aux US (slide 35).

KPCB 2013 - smartphone penetration

Facebook a réalisé 30% de son revenu de Q1 via le mobile. Et malgré cela, KPCB estime à 15,5 milliards d’euros le manque à gagner de la publicité mobile, c’est-à-dire ce que le mobile devrait capter comme valeur si les investissements publicitaires étaient au niveau du temps passé sur ce device.

KPCB - Temps passé et budget par mediaCe graphique illustre parfaitement la problématique du mobile en tant que média, un temps passé qui explose et des investissements publicitaires très bas.

Les tablettes, croissance encore plus rapide que le mobile

Certes les tablettes ne vont peut être pas conquérir le monde comme vont manifestement le faire les smartphones, mais on ne peut que constater que la pénétration de ce device se fait à une allure encore plus rapide.

KPCB 2013 - croissance des tablettes

Un nouveau cycle d’innovation

Évidemment, les objets connectés sont au gout du jour et font partie des tendances fortes mentionnées dans ce rapport. Les cycles d’innovation technologiques sont habituellement de 10 ans, pour autant l’industrie informatique semble être au pic de sa courbe avec un nouveau cycle en parallèle qui prendra le relai.

KPCB 2013 - cycle innovationDifficile de traduire ce qu’on appelle aux US la « wearable technology », c’est-à-dire de la technologie prêt-à-porter. Le produit le plus simple pour aborder cette nouvelle catégorie de device est la Google Glass, qui a été fortement médiatisé. Une paire de lunette est soit fonctionnelle, mieux voir, soit esthétique, Google transforme cet objet du quotidien en objet connecté permettant d’accéder au web afin d’avoir des informations supplémentaires sur la réalité devant nous, affiché dans notre champ de vision. Les applications sont bien sur nombreuses, loufoques ou très utiles. L’autre bon exemple est la voiture connecté, même chose, objet courant dont l’usage sera complètement transformé une fois connecté à l’internet. Le cabinet pointe du doigt le fait que les entreprises ont pour l’instant raté la vague mobile, ce qui ne fera que les retarder dans la prise en main de cette nouvelle vague d’innovation qui risque de perturber leur business avec une force toute aussi importante voir supérieur.

Pour conclure

Comme d’habitude, l’analyse de Mary Meeker fait du bien, donne du sens, une direction et remet dans son contexte les évènements de l’année passée. Le partage, le mobile, la data, les objets connectés, voici les sujets sur lesquels les entrepreneurs ont un terrain de création fertile pour les futurs géants technologiques de demain.

Voici la présentation complète de 117 pages :

 

 

L’audience de l’internet mobile

Médiamétrie a lancé en Octobre 2010 la première mesure de l’internet mobile en France. Avec 19 millions de mobinautes au 4ème trimestre 2011, les annonceurs ont désormais une base adressable importante pour leurs campagnes digitales.

Voici quelques données de l’audience de l’internet mobile au 4ème trimestre 2011 :

  • Les femmes représentent 43% des mobinautes contre 40% il y a un an
  • Près d’1 mobinaute sur 2 a moins de 35 ans alors que cette tranche d’âge ne représente qu’un peu plus d’1/4 de la population française
  • 8 mobinautes sur 10 habitent hors agglomération parisienne
  • 91% des mobinautes ont consulté au moins un site (en 3G ; 12 524 sites mesurés)
  • 60,6% des mobinautes ont consulté au moins une application mobile (en 3G ; 1 339 applications mesurées)
  • 1 248 pages par visiteur consultés sur les sites, soit 350 de plus qu’au 1er trimestre 2011.
  • 6h24 par visiteur sur les sites – 1h24 de plus
  • 201 sessions par visiteur sur les applications

Information importante : en 2012 les publications d’audience deviennent mensuelle !

Pour plus d’info sur la méthodologie actuelle, voir le guide suivant :

Mediametrie Et AFMM – Guide_Internet_Mobile

Source : Médiamétrie

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Vincent Tessier

Top 100 des marques sur le mobile

L2 est un think tank pour l’innovation digitale. Qu’est ce que cela veut dire? Cet organisme publie des études, organise des évènements de part le monde, connecte des professionnels et ainsi tente de diffuser les bonnes pratiques digitales parmi les plus grandes marques du monde. Des marques comme Swarovski, Gucci, Boucheron, L’Oréal, Lancôme, Cartier ou Yves Saint Laurent en sont membres. Le coût de l’adhésion n’est pas publié sur leur site web, il faut prendre contact directement avec l’équipe. C’est également une société de consulting pour accompagner plus directement et concrètement les initiatives des marques.

L2 vient de sortir son rapport sur premier rapport sur le mobile, Prestige 100 Mobile IQ 2012, qui classe les 100 marques les plus importantes des 5 catégories étudiées : Beauty, Fashion, Hotellerie, Distribution et les montres et bijoux de luxe.

L2 prestige 100 Mobile IQ :

L2 Prestige 100®: Mobile IQ — The Video from L2 Think Tank on Vimeo.

  • 50% des marques sont notées « faible » dans leur approche du mobile
  • 62% des utilisateurs de mobiles et de tablettes font du shopping online au moins une fois par mois (source : Verve 2011 Retail Study)
  • 48% des consommateurs utilisent leur mobile en magasin pour comparer les prix (source : Oracle Mobile Trends)
  • 30% du Top 100 des marques n’ont pas d’applications, 33% n’ont pas de site optimisé
  • 52% ont investi dans une application et un site mobile
  • 16% n’ont aucune stratégie mobile
  • 31% des applications et 67% des sites mobiles comprennent un module mcommerce
  • Le top 10 : Sephora, Nordstrom, Macys et Net-a-porter, Bloomindale’s, L’Occitane, Tiffanny & Co, Neiman Marcus, Intercontinental Hotels & Resorts et Estée Lauder
  • 14% des recherches sur Google concernant ce TOP 100 vient du mobile (source : Adwords Novembre 2011)
  • L’Occitante est l’une des 7 marques offrant une section FAQ et la possibilité aux mobinautes de donner leur feedback, sur leur site mobile / application.

C’est Scott Galloway, un professeur de marketing et de stratégie de marque à la Business School de New York (NYU Stern) qui a notamment travaillé sur cette étude (@profgalloway).

Ci-dessous, deux graphiques intéressants sur l’utilisation de Foursquare par le TOP 100. Seulement 27 marques ont une page officielle, vous avez un classement par nombre de followers sur le premier tableau et en dessous le nombre de check-ins et la répartition par ville, New York et San Francisco sont les plus représentées.

Si vous avez été convaincu par la pertinence de ce think tank et que vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez participer à la L2 clinic consacrée au mobile qui se tiendra le 24 Janvier au Palais Brongniart (1 000€ de frais de participation).

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Le marché de la publicité digitale 2011

La sortie de l’observatoire de l’epublicité par le cabinet Capgemini en association avec le SRI (syndicat des régies sur internet) et l’Udecam, est toujours un moment fort de l’année. Tous les acteurs scrutent le chiffre global du marché ainsi que son chiffre de prédilections, le montant dépensé en SEM pour ceux dont c’est l’activité principale, le display pour la plupart des régies et pour certains dont je fais partie le mobile. Voici donc les deux chiffres que j’ai regardé immédiatement, nous sommes sur un marché à 2,5 milliards d’euros (+11%) et 37 millions ont été dépensé sur le mobile. Il faut savoir que le marché de la publicité digitale mondiale est d’environ 62 milliards de dollars dont 26 aux US sur un marché total de 500 milliards selon le cabinet eMarketer.

Le Search marketing est toujours en tête et a dépassé le milliards à 1 066M, c’est toujours impressionnant de constater la prédominance de ce levier qui représente 42% des investissements.

  • Le display est tiré par les offres vidéo dont l’inventaire augmente considérablement et dont les niveaux de CPM sont bien plus élevés.
  • A noter que le display local représente 10% du display total
  • L’affiliation est en croissance toujours en accompagnant les ecommerçants, mais aussi les nouveaux acteurs comme Groupon et Living Social…
  • Le mobile voit son inventaire exploser et son budget connaître la plus forte croissance à +37%.
  • Mais 80% des annonceurs ne sont pas encore équipés de site ou d’application mobile
  • Les ad exchanges commencent leur percée et représente  3% du display
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Vincent Tessier

Etude SRI : l’avenir de la publicité digitale

Le Syndicat des Régies Internet a lancé un cycle d’études sous le nom de Perspectives Lab, dont la première cuvée a été publiée début septembre 2011 sur le futur de la publicité. Internet va très vite, une nouvelle en chasse une autre au rythme d’un wall Facebook ou au timeline Twitter, et les innovations marketing suivent de près ce rythme. Prendre de la hauteur et mettre en perspective ces micro-mouvements et tendances de courtes vues semble une initiative salutaire. Vous aurez l’occasion ici de parcourir l’étude dans son intégralité, de visionner les interviews vidéos des principaux participants et de relever les points qui nous semblent essentiels.

Le web est vivant, les internautes sont acteurs : comment la publicité peut-elle s’inscrire dans, et non pas contre, cette nouvelle attitude face aux médias?Quelles sont les tendances de la publicité online? Quels sont les défis auxquels les marques sont confrontées?

« Qu’est-ce que la publicité online? » :

L’étude a la bonne idée de rappeler quelques traits caractéristiques de ce qu’est internet, et il est bon d’en rappeler les fondamentaux. Internet est en effet bien plus qu’un média, les internautes s’y définissent une identité, créent et échangent entre eux et souhaitent le faire avec les marques. Tout y est stocké et en même temps tout va très vite et c’est même parfois de l’ordre de l’éphémère. Nous sommes tous des internautes comme nous sommes tous des consommateurs, et pouvons par la même reconnaître la nature hybride de ce média si particulier. Par ailleurs, l’audience web n’est pas 100% captive compte tenu de la consommation simultanée de plusieurs supports médias en même temps : Web+TV, Radio+mobile…

Stéphane Hugon ne voit pas de publicité sur internet, qu’il considère avant tout comme un espace plutôt qu’un média. Par ailleurs, la notion de public sur internet lui semble inadapté à ce qu’il appelle plutôt une concaténation d’individus.

Michaël Stora, psychanalyste, pense que la publicité online ressemble plus à de la réclame sans interactivité par rapport à ce que la jeune génération est capable de faire en s’appropriant une marque. Ce que Georges Mohammed-Cherif de l’agence Buzzman confirme en soulignant la qualité de relation.

Arnaud Auger, Digital Marketer chez Unilever, parle de frontière et de temps de la publicité entre le contenu et la coupure pub traditionnelle, le mélange des discours dans la version online de la publicité. L’impression publicitaire comme mesure d’efficacité a clairement sa limite pour rendre compte de cette présence silencieuse des marques dans le quotidien des internautes.

Episode-1 : « Qu’est-ce que la publicité online? »… par SyndicatRegiesInternet

Éclairage socio-culturel digital :

On parle parfois de la revanche des Geeks, de grand détournement, c’est une des facettes du web de prendre une image et de la transformer sous la forme d’une vidéo parodique ou d’une image qui deviendra un phénomène viral, appelé aussi mème. L’ère du pseudo a beau tendre à être dépassée sous l’impulsion des réseaux sociaux tels que Facebook, le groupe des Anonymous montre bien que le masque a encore de beaux jours sur la toile.

Le ludique redevient essentiel grace au web, le succès des jeux sur Facebook en est le premier marqueur fort, 63% des internautes français jouent à des jeux vidéo en ligne. La tendance est tellement forte que l’on parle de gamification, le jeu s’invitant dans la publicité, le contenu et la formation.

Michaël Stora parle de culture du fake sur internet, du fait de prendre sa revanche sur l’image que l’on a de soit et de prolongation du narcissisme ambiant de la société. Il s’agit de jouer avec cette soif de reconnaissance et cet ego trip qui nous anime tous. Internet permet à tout un chacun de montrer ses talents créatifs, de se faire le conteur de sa propre histoire et de se façonner une identité, du moins digitale, choisie.

Stéphane Hugon invoque le désir de réenchantement du monde, en référence au sociologue Michel Maffesoli, le besoin de faire corps ensemble suite au déracinement lié à l’urbanisme. Les réseaux sociaux seraient la technologie la moins mauvaise pour répondre à ce besoin et internet dans son ensemble le mieux placé pour faire du participatif au sens mystique du terme.

La notion de toute puissance évoquée dans l’étude est en effet un trait caractéristique du web, ou du moins de sa perception par l’internaute. L’achat d’impulsion, permettre au désir de s’accomplir immédiatement, abattre les barrières temporelles et spatiales sont désormais de l’ordre du possible .


Episode-2 : « Eclairage socio-culturel digital »… par SyndicatRegiesInternet

Espace de créativité publicitaire :

Le web remet la créativité au centre de la stratégie pour Georges Mohammed-Cherif. La synergie entre les équipes techniques et le team créatif habituel d’une part et avec les supports de diffusion directement d’autre part sont deux clés indispensables pour exploiter le potentiel créatif du web.


Episode-3 : « Internet, un espace de créativité… par SyndicatRegiesInternet

Les marques dans l’éco-système de l’internet :

Le propre du web est de jouer avec les images et les représentations du monde réel, or les marques n’acceptent pas de lâcher du lest sur la maîtrise de leur image et de leur identité. Arnaud Auger pense quant à lui que la marque doit être le super-produit permettant au consommateur d’être le super-héros. A ce sujet, l’étude souligne que la fonction tactile des smartphones et des tablettes favorise l’appropriation  et atténue la distance entre l’objet, la marque et le consommateur. Stéphane Hugon conseille aux marques de mettre en place des protocoles relationnels différents en fonction du territoire de prise de contact avec le consommateurs, afin de le mettre en valeur socialement.

Par ailleurs, nous sommes à l’heure de l’information choisie et ciblée, la marque se doit d’apporter de la valeur à une information légitime. Il faut se rappeler que depuis quelques mois, les internautes peuvent « liker », en l’occurrence plutôt mettre un +1 aux publicités display de Google…


Episode-4 : « Les marques dans l’écosytème de… par SyndicatRegiesInternet

Défis et enjeux pour demain :

Grégoire Peiron pense que le graal publicitaire est d’ores et déjà disponible sur internet, grâce à la technologie du real time bidding. Affiner la publicité à la bonne cible en temps réel et payer le bon prix pour votre marque, est possible aujourd’hui. Laura Chaibi quant à elle souligne la vitesse d’adoption de la vidéo sur internet.

D’un point de vue plus créatif, l’enjeu pourra être dans la capacité des marques à descendre de leur piédestal, on peut faire la comparaison avec les journalistes qui ont du accepter que leur audience souhaite participer, voire créer son propre média (Wikipedia).

Enfin, il va falloir intégrer le média internet au sein de l’approche stratégique globale de la marque et ne plus le considérer comme étant à part. Il ne faut pas sortir Internet des autres expériences de contact, d’échange avec le consommateur.


Episode-5 : « La publicité online, défis et… par SyndicatRegiesInternet

Vous pouvez consulter la présentation complète ci-dessous.

Cette étude est plutôt un exercice réussi pour le SRI qui tente d’émerger et de faire entendre sa voix et son expertise dans la masse des études publicitaires qui sortent régulièrement. Il se démarque en prenant de la hauteur, à la fois sur les thèmes abordés et la diversité des experts interrogés. Nous pourrions regretter l’absence de référence au mobile, smartphones et tablettes, tant ces deux devices semblent créer de nouveaux liens et de nouveaux moments dans l’expérience digitale, et donc publicitaire.

Et vous, que pensez-vous de cette étude?

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Comment l’usage mobile impacte la distribution et les marques

Je partage avec vous aujourd’hui la présentation de Draftfcb diffusée lors d’un Webcast organisée par Ad age le 17 novembre 2011. Draft est la 3ème agence de publicité la plus ancienne au monde, créee en 1873, plusieurs changements de noms, un axe marketing direct à un moment donné, c’est aujourd’hui un très grand réseau d’agences du groupe Interpublic. Elle compte parmi ses clients Fraft Foods, Boeing, Hilton, Motorola, EA, KFC…mais vient de perdre un client de 50 ans, SC Jonhson. C’est Patrick Moorhead, Directeur Mobile et Christopher Miller, Directeur du digital. On peut visionner sur le blog de l’agence une série de vidéos réalisées en 2010 appelée Draftfcb’s Mobile Manifesto.

Voici quelques idées que je retiens de ce webcast :

  • Me, Here and Now
  • Addicted to Now : l’être humain est irrationnel, il est comparé à un pigeon. Si vous lui laissez le choix, il préfère prendre 100€ aujourd’hui que 200€ la semaine prochaine.
  • 74% des mobinautes ont déjà pris une décision d’achat via leur mobile
  • Services innovants de shopping offline : Shopkick, Placecast, Yelp…
  • Incentiver ses clients à partager à leur réseau en leur offrant des récompenses
  • Mon smartphone rassemble toutes les informations et offres digitales pertinentes autour de moi
  • Les smartphones dépassent déja les features phone
  • 70% ont utilisé leur smartphone pendant leur shopping (source : google/Ipsos OTX Mobile Research November 2010)
  • Big player du mpaiement : Google Wallet, Paypal, ISIS et Apple

Une session de Q&A a suivi sur le choix Apps versus Webapp avec bien sûr pour sujet central le HTML5.

Je vous propose de tester cette visualisation ISSUU, que je trouve particulièrement pratique et jolie.
Vincent Tessier
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Facebook génère 2% du trafic en France

AT Internet LogoAT Internet, la société Française de Web analyse, a étudié le trafic de 12 sites d’actualités français sur le mois d’octobre. Voici les résultats dans la présentation slideshare ci-dessous, l’étude a été publiée le 3 novembre et le site e-marketing.fr s’en est fait l’écho sur son site. On constate une montée en puissance des réseaux sociaux, Facebook en tête. Rien de vraiment nouveau mais c’est toujours intéressant de mesurer les tendances et de reposer ses assertions sur des chiffres concrets.
La typologie des sources selon AT : 

  • Sites affluents
  • Accès direct
  • e-mails
  • Flux rss
  • Moteurs de recherche

Si on regarde la part de ces deux réseaux sociaux uniquement dans la source « Sites affluents », Facebook représente 22,2% des visites et Twitter 4,4%…des chiffres bien plus importants.

Etude AT Internet réseaux sociaux Octobre 2011

Il faut rappeler que notre fleuron de l’Analytics français a été distingué récemment par le fameux cabinet Forrester Research Inc comme « strong performer », l’étude complète payante est disponible ici et le communiqué de presse ici. Pour plus d’info sur la société voir son site et son blog.
Vincent Tessier
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Etude TNS Sofres : les Français et le numérique

TNS Sofres vient de publier pour  l’INRIA, une étude sur les Français et le numérique. L’échantillon interrogé en août a été de 1 200 personnes.

Les études marketing ont pour habitude de créer des typologies de consommateurs, celle étude ne coupe pas à la règle et nous propose 6 catégories :

  • Les randonneurs vigilants : 20%
  • Les baroudeurs pragmatiques : 16%
  • Les grands explorateurs : 18%
  • Les révoltés du numérique : 10%
  • Les bienheureux sédentaires : 16%
  • Les apprentis voyageurs : 20%

Ce qu’on retient de cette étude :

  1. Les attitudes face au numérique varient selon le profils et le style de vie.
  2. Les relations interpersonnelles de second cercle bénéficient de l’effet numérique.
  3. Un effet positif sur la vie politique, plus mitigé sur la vie en société.
  4. Un défaut d’information de la part des pouvoirs publiques et organismes d’état sur la révolution numérique en cours (économique, scientifique, médicale…).
  5. 50% des personnes interrogées pensent que jamais les objets ne pourront communiquer entre eux par internet.

Etude complète TNS sofres inria nov 2011 :

Notons que la mobilité n’est pas abordée en tant que telle, l’étude portait sur le numérique au global.
Cela aurait été intéressant d’interroger ces personnes sur l’impact de l’internet mobile sur leur vie sociale, les achats en magasins…
Et vous, quelle est votre approche de la révolution numérique en cours?
Vincent Tessier
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Baromètre de l’affiliation S1 2011

Le collectif des plateformes d’affiliation, qui regroupe les plus grandes plateformes présentes en France, a présenté ses résultats pour le 1er semestre :

  • +10% de programmes actifs
  • +32% de visites générées
  • +14% de prospects
  • +18% de ventes
  • 112 millions€ d’investissements publicitaires
  • 1,2Mds€ de CA généré sur les sites des annonceurs
Vincent Tessier
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