Comment distribuer une application mobile?

C’est la question que beaucoup de responsables marketing se posent : « comment trouver de nouveaux utilisateurs et si possible fidèles, pour mon application? » Il existe plusieurs méthodes de marketing mobile pour répondre à cette question que nous allons voir aujourd’hui. Pour rappel, j’avais listé pour vous les différents acteurs de la publicité mobile dans un précédent billet : régie premium, adnetworks, affiliation, les acteurs spécialisés et les adexchanges. Ce sont les techniques des acteurs spécialisés dans le téléchargement d’applis que je vous propose de détailler ici.

Les Booster de downloads ou apps discovery :

Vous avez sûrement entendu parler d’eux en tant que consommateurs, ce sont les applis de bon plans, Appsfire, apptap, et appgratuites pour citer les plus importantes.

appsfire - comment distribuer une application mobile

Appsfire est une start-up française, avec une équipe en Israel qui a fait le choix de l’international dès le début. L’application est d’abord sortie en anglais puis seulement dans un 2ème temps en français. Créée en 2010 par Ouriel Ohayon et Yann Lechelle avec comme investisseur Marc Simoncini, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, l’idée est d’aider les mobinautes à trouver les applications qui les intéressent. Une nouvelle version de l’application vient d’ailleurs juste de sortir ce mois-ci : plus rapide et plus simple. C’est une sorte de curation basée sur les algorithmes, le social et des critères de recherche plus fins que sur l’Apple store. Si on fait une analogie avec la recherche de sites, Google a réussi à résoudre le problème de la découverte de sites parmi l’océan de sites web disponibles avec un modèle de découverte basé sur les mot-clés. Appsfire souhaite apporter la même valeur ajoutée mais sur les applications. L’objectif est de réduire l’univers des possibles, de l’adapter au contexte de l’utilisateur. L’appli a du succès car a été positionnée dans le TOP 15 du classement gratuit dans l’Apple Store américain pendant longtemps. La partie sociale a été intégrée avec un top des applis plébiscitées sur Facebook et Twitter, la possibilité de partager sur les réseaux les applications installées…tout ce qui aide à la viralité. Le modèle économique est basé sur des formats publicitaires propres (bannières, interstitiel ou intégration d’applications). voici les différentes manières de découvrir une application :

  • Les applis qui ont baissé de prix
  • Applis par thématiques
  • Un scoring propriétaire notant les applications : le App score


Yann Lechelle, co-fondateur d’AppsFire par frenchweb

Appsgratuite a été fondée en 2010 par Simon Dwalat, il s’agit d’une plateforme de distribution d’applications, disponible sur iOS et Android. Cela a été la première à lancer le concept en France : offrir tous les jours une application habituellement payante. Beaucoup d’autres ont suivi et ont copié le concept par la suite mais Appsgratuite garde une longueur d’avance et reste leader. La start-up comporte une trentaine de personnes aujourd’hui. L’application a été téléchargée plus de 2,4 millions de fois en France et a été lancée en Espagne, au Brésil, en Allemagne, en Italie… La stratégie est d’être un média et de proposer des bons plans à ses utilisateurs un peu à la manière d’un Groupon qui propose les meilleurs deals du jour. Le lancement d’une application est événementialisé, mis en scène à la manière d’une sortie de film. La société éditrice de l’application édite également le site applicationiphone.com qui regroupe 350 000 VU / mois. En France, une OP de promotion d’une application se traduit par l’envoi d’1M de push notifications, vues sur environ 300 000 VU et aboutit à entre 100 à 150 000 téléchargements. Sur l’international , une OP peut engendrer plus de 350 000 téléchargements sur une seule journée…colossale ! 150 annonceurs ont déjà testé le modèle. Le modèle marche tellement bien que des grands groupes comme SFR ont  lancé leur copie : AppliScope. Plus dangereux peut-être, le site Vente privée vient de lancer un service identique, Vente Privée Apps. Pour rappel, le mobile pour Vente Privée, c’est déjà 25% des vente soit 400M€ en 2012.


Simon Dawlat, fondateur et CEO de AppGratuites par frenchweb

Un autre acteur français a une ambition internationale, il s’agit d’Appturbo fondé par Guillaume Szejnberg. Son application App Of The Day a été éditée dans pas moins de 16 pays à date. La version français et anglaise n’étant même pas encore disponibles, les version internationales ont été sa priorité.

Il faut bien avoir en tête que ces services sont à la merci d’un revirement d’Apple qui peut du jour au lendemain interdire ces services tiers. C’est ce que semble annoncer cet article de venturebeat du mois d’octobre en mentionnant Crosswalk, appGrooves, Hapoose, Hubble, Free App A Day et appgratis, la version internationale d’Appsgratuite justement. Apple avait racheté le service Chomp en début d’année mais semble progressivement le fermer. Les guidelines aux développeurs semblent annoncer que toute application vendant ou proposant des promotions sur d’autres applications est susceptible d’être rejeté. Pour l’instant, rien ne bouge mais tout est possible.

Papaya_TapjoyLa start-up Tapjoy propose un axe différent, il s’agit d’un réseau publicitaire mobile proposant un offer-wall au sein des applications. Un joueur en pleine partie souhaite acheter de la monnaie virtuelle et va pouvoir spontanément choisir parmi une sélection d’offres publicitaires. C’est un peu dans la lignée de ce que fait Beezik qui vous propose un mp3 légal et gratuit en échange du visionnage d’une publicité vidéo sur le web ou le mobile. Tapjoy a été créée en 2007 à San Fransisco, et est intégrée dans un grand nombre d’applications à succès américaines. Elle touche environ 110 millions d’utilisateurs par mois. La start-up  a été élue meilleur adnetwork mobile lors des Mobi Awards en septembre 2012 et dans le top 50 des entreprises les plus innovantes dans le monde. Côté annonceur, il est possible de payer au CPD (coût par download) mais sans garantie de volume étant donné que ce sont les utilisateurs qui vont choisir leur marque. Côté développeur, la proposition de valeur est triple : afficher des bannières publicitaires (le SDK de Tapjoy agrège une douzaine d’adnetworks mobile, remplit l’inventaire à 100% et permet les formats rich media), vendre de la monnaie virtuelle et générer des téléchargements d’applications. Sur la partie publicitaire, la solution agit un peu comme un SSP réalisant un yield management entre les différences sources de demandes. Si deux applications utilisant Tapjoy sont installées sur le même device, les datas sont mutualisées pour un meilleur ciblage. Tapjoy avance $0,25 pour une appli gratuite et un taux de conversion de 65% versus 2% pour une campagne de bannière traditionnelle.

Le service apptap, crée en 2008 aux Etats-Unis est originale en ce sens qu’il propose aux éditeurs de profiter de l’engouement autour des applications mobiles. Le service a levé 4 millions de dollars en Janvier 2012 et compte de grands groupes comme AOL, USA Today, l’opérateur Sprint et des sites spécialisés comme Cult of Mac, iphoneblogr… Le script installé scan les pages web des éditeurs partenaires et propose les applications les plus adaptées. Les développeurs paient pour être diffusés et apptap reverse une partie aux éditeurs web, un levier supplémentaire de monétisation pour eux.

Ad4Screen, l’agence de marketing mobile française créée par les anciens fondateurs de Directinet, propose plusieurs solutions. Premièrement, l’agence est éditrice d’une application qui s’appelle app4free et qui est un copycat d’appsgratuite. Deuxièmement, l’agence a mis en place un réseau d’affiliés qui ont installé un onglet dans leur propre appli « Apps du jour » permettant d’avoir plus de visibilité et de téléchargements.

Enfin, il ne faut pas oublier les relations presse on et offline.. C’est également un bon moyen d’obtenir des téléchargements naturels dans les stores d’applications. Envoyer votre communiqué de presse aux sites influents pour obtenir des tests et reviews spontanés n’est pas à négliger.

iphone allianceIl existe également plusieurs réseaux publicitaires regroupant les sites web spécialisés dans les applications. Sur iOS, il existe l’iPhone Alliance regroupant des sites US mais également européens, dont une liste des sites est disponible. Les tarfis sont en CPM et sont relativement chers.

Les test d’applications :

Une autre technique consiste à faire tester votre application. Pour ce faire les testeurs devront télécharger votre application ce qui peut faire boule de neige dans les stores. Par la suite le résultat de leurs tests vous permet d’une part d’avoir un feedback sur votre appli et d’autre part d’avoir par la suite des téléchargements naturels lissés dans le temps grâce à leurs recommandations. Les commentaires, notes données et le nombres d’étoiles deviennent importants dans le raking des stores d’applications. Une jeune société a très bien réussi sur ce créneau : Surikate. Créée en 2010, la société compte désormais 35 collaborateurs, a une expertise importante sur la plateforme Android et sort régulièrement des études intéressantes sur cet OS. Elle a su rassembler une communauté de 20 000 testeurs et de blogs spécialisés android sur le web, rémunérés pour donner leurs avis et tester les nouvelles applications. Si vous souhaitez vous aussi faire partie de cette communauté, ça se passe ici.  Plusieurs outils sont proposés : SK.Manage est un outil d’analytics permettant d’identifier les sources de trafic, de faire des push notifications et SK.reach est la régie qui permet de faire tester votre appli. 350 campagnes ont été lancées depuis la création.

Appvip : C’est l’autre solution de tests d’applications rémunérés. Pour le coup la start-up a même lancé une application permettant aux testeurs de suivre les appli à tester en cours. L’offre commerciale pour les annonceurs s’appelle advip.

 

Le display data-driven et centralisé :

fiksu logoJusqu’ici les campagnes display étaient considérées comme moins efficaces que les techniques citées plus haut. Or, c’est en train de changer et le display prend du muscle avec des sociétés comme Fiksu et Tradmob. Lancé en 2008 à Boston aux USA, Fiksu est le premier à s’être positionné sur ce créneau et a levé 10 millions de dollars cet été. D’abord éditeur d’une application appelée « Fluent News » puis d’une application de bons plans FreeMyApps. L’originalité de cette dernière offre est que plus l’utilisateur télécharge d’applications et plus il reçoit de points convertibles sur les plateformes Amazon, iTunes et Xbox. Mais l’offre principale aujourd’hui de Fiksu est une solution de promotion d’applications centralisée. Un des fondateurs ayant lancé précédemment un outil de SEM, l’analogie est assez bonne, Fiksu peut être perçu comme un outil d’achat centralisé, comme un DS3 ou un Marine software. Son ancienneté et le volume traité (marché US oblige), la société publie des rapports intéressants sur les stores d’applications et notamment un index suivant le nombre de téléchargements journaliers au sein de l’apple store sur le TOP 200 gratuit mais aussi le coût d’acquisition de clients fidèles (3 ouvertures).

fiksu for Mobile - smartphone, apps

Voici les avantages :

  • La centralisation des achats medias auprès des adnetworks du marché, des adexchanges ainsi que des solutions de téléchargements incentivés.
  • L’installation d’un seul SDK une fois pour toute, au lieu d’installer le SDK de chaque régie avec qui vous souhaitez travailler.
  • L’optimisation cross source de trafic, l’outil a une vision global des sources d’acquisitions et peut donc tirer des enseignements de chaque réseau, voir les dédupliquer.
  • Le tracking des actions post-download permet d’optimiser le budget dépensé en fonction de la qualité des téléchargements. L’objectif étant d’acquérir des utilisateurs fidèles qui vont effectivement utiliser l’application.

trademob logoTrademob est son concurrent européen, en l’occurrence Allemand. Lancée en 2010, la start-up compte déjà 70 personnes et a levé 15 millions de dollars en novembre 2012. Son positionnement est relativement identique que Fiksu. Selon Trademob, 40% des clics achetés par les annonceurs aujourd’hui seraient frauduleux. Je vous invite à lire le billet de Thierry Pires à ce sujet. Vrai ou faux, on pourrait discuter du pourcentage mais il est clair qu’une partie est probablement frauduleuse et que la centralisation des achats dotés d’un outil de tracking performant et dédié permettrait de réduire ce taux. Trademob propose un outil de tracking et d’analytics en complément de ses campagnes médias permettant de suivre la performance du budget dépensé. La société s’implante en France ce mois-ci donc vous devrier en entendre parler sur le marché prochainement.

Il existe bien sûr beaucoup d’autres solutions, les adnetworks comme Inmobi, Millenial, Airpush ou d’autres encore proposent des campagnes display ou  de push notifications pointant vers Apple store ou Google Play. Nous avons choisi de traiter ici les solutions plus spécialisées sur ce type d’objectif de campagne. Concernant le coût d’acquisition, les business modèles étant différents selon les acteurs, leur mode de facturation va du CPD, au CPC ou au CPM. Le coût de téléchargement d’un application varie donc beaucoup en fonction des taux de conversions constatés selon la typologie d’acteurs. La fourchette allant de 0,5 à 2€ par applications téléchargées.

Et vous, comment avez-vous articulé votre stratégie d’acquisition clients mobile?

Je vous invite également à télécharger ma thèse sur le marketing mobile : « La révolution mobile, vers le shopping 3.0?« 

Vincent Tessier

 

Skimm, l’appli qui simplifie le paiement mobile

skimm_logoLe m-commerce, ce n’est pas que l’apple store ou l’appli d’eBay, de Monoprix ou bien de la Fnac. Il s’agit aussi de payer dans la vraie vie, l’IRL, le offline, vous l’appelez comme vous voulez. C’est le pari d’une jeune start-up française, Skimm. Si vous avez lu ma thèse sur le marketing mobile, vous les connaissez déjà, sinon, ce billet est l’occasion pour vous de les découvrir. Fondée par trois jeunes à peine sortis d’école (HEC, Science Po et ENSIIE), Skimm s’est rapidement développée depuis son lancement il y a un an et demi à peine. Après avoir été au sein de la pépinière Le Camping by Silicon Sentier, une première levée de fonds de 300 000€ début 2012, l’équipe sort ces jours-ci la V2 de leur application iPhone, l’occasion idéale d’interviewer Antoine Sakho, un des trois fondateurs.

 Skimm, c’est quoi?

Skimm est une application pour smartphone permettant de payer en magasin physique, sur un site internet mais aussi de se transférer de l’argent entre amis. « L’idée est de simplifier la manière dont on règle nos achats. Il suffit de scanner avec son téléphone le QR code que votre commerçant vous présente, rentrer votre code pin Skimm créé à l’installation de l’application et le paiement s’effectue automatiquement par carte bleue via vos coordonnées bancaires. Il n’y a pas de somme minimum pour payer avec Skimm et c’est totalement gratuit pour les utilisateurs ».  Rien de mieux qu’une vidéo pour illustrer cela :

Votre mobile remplace ainsi votre portefeuille, plus besoin de pièce de monnaie, ni d’avoir votre carte bleue sur vous. Skimm n’a pas accès aux coordonnées bancaires de ses utilisateurs, c’est son partenaire financier Leetchi / Payline / Crédit Mutuel qui réalise les transactions financières. Mais par contre c’est bien Skimm qui apparaît sur votre relevé de compte bancaire. Il faut cependant savoir que le montant minimum débité est de 10€ même si l’on peut régler un montant inférieur lors de son premier achat.

Nouvelle application

La V2 pour iOS sort ces jours-ci, quelles sont les principales évolutions? « Nous avons à la fois ajouté des fonctionnalités et soigné notre design. Un didactitiel en 3 slides est désormais proposé à la première ouverture. La connexion au démarrage avec la carte bancaire a été facilité grâce à la technologie OCR (optical camera registration). L’application va automatiquement reconnaître les chiffres de votre carte bleue en la survolant, il reste plus qu’à entrer la date d’expiration et le code de sécurité. Par ailleurs, les utilisateurs peuvent désormais géolocaliser les commerçants acceptant Skimm autour d’eux. Nous intégrons désormais des offres et bons plans, ainsi les skimmeurs sont récompensés et incités à visiter nos marchands partenaires et à utiliser le service. Côté design, chaque écran de l’application a été entièrement repensé, afin qu’ils apparaissent plus épurés, et plus simples. Même chose avec le scan, plus rapidement accessible et dont le visuel a été retravaillé« . Je confirme que lors du test effectué pendant l’interview, le design m’est apparu plus soigné et agréable. Mais rien de mieux qu’un visuel :

skimm-menu-de-la-V2

Côté marchand, le commerçant peut procéder au paiement via Skimm sur un ordinateur fixe ou portable via un navigateur internet ou sur un smartphone/iPod toch/iPad via une application dédiée. L’inscription à Skimm PRO se fait en quelques clics et les avantages sont nombreux :

  • Pas de minimum  de facturation pour leurs clients, contrairement à la CB
  • Une commission inférieure à celle prélevée par les loueurs de terminaux et pas de frais fixes mensuels
  • Un back-office avec le récapitulatif des paiements effectués, export excel, reversement par virement automatique
  • La possibilité de créer du trafic avec des opérations de promotions relayées à la communauté des skimmeurs
  • Du matériel promo (stickers à poser sur une vitrine) est fourni
  • Vérification en temps réel du solde du client sur son compte bancaire

La valeur ajoutée du service aux marchands est forte, il permet d’adresser une cible jeune en attente de ce type de mode de paiement mais aussi de créer du trafic additionnel. « Notre cœur de cible est constitué de 18-25 ans, principalement les étudiants. On est très bien reçu par les associations d’étudiants dans les universités et les écoles et l’adoption est immédiate. Les jeunes comprennent très bien l’intérêt du service et l’utilisent pour leurs achats quotidiens. Nous avons aujourd’hui une trentaine de marchands partenaires dont Subway et Lina’s, que nous avons recruté autours des universités et à des points centraux de Paris (La défense, Saint Michel…) afin de permettre aux 3 500 porteurs de l’application de l’utiliser« .

J’ai moi-même lors de cette interview pu tester le service dans un restaurant près des locaux de Skimm où nous avons déjeuné, très simple et fluide, j’ai réglé mon repas en scannant le QR que la caissière m’a présenté sur son iPhone et le tour était joué !

 Interface Skimm Pro version iPad pour les marchands :

skimm-pro

Les ambitions et la concurrence :

Antoine évoque les objectifs que lui et les deux autres fondateurs de la start-up se sont fixés avec assurance. « Nous avons réalisé 130K€ de transactions entre février et mai et tablons sur un rythme de 150K€ par mois d’ici la fin de l’année. Nous devrions atteindre ce niveau sans trop de difficultés, il suffit pour cela d’atteindre 200 commerçants et 15 à 20 000 utilisateurs de l’application. Dès 2013, nous comptons nous développer dans les villes étudiantes de province ce qui va accélérer le volume de transactions ». L’ambition aujourd’hui est d’intégrer le moyen de paiement au sein des logiciels de caisse historiques afin d’atteindre rapidement un volume de point de vente important. « Ce marché est plutôt opaque et il s’agit de gros acteurs avec des roadmaps techniques de plusieurs années. Sans compter que certains acteurs peuvent avoir l’ambition de développer ce service en interne. Mais les discussions avancent et nous devrions signer avec certains d’entre eux. » La concurrence est importante face aux géants comme Google ou Facebook qui nourrissent de grandes ambitions sur le portefeuille mobile, sans compter les acteurs comme Level-up, Square, iZettle ou Paypal. « Nous pensons vraiment avoir une valeur ajoutée, premièrement nous ne sommes pas dépendants du hardware. Entièrement basé sur un service logiciel, nous fonctionnons sur n’importe quel interface et n’avons pas besoins d’équiper les commerçants d’un appareil supplémentaire. Deuxièmement, nous avons déposé deux brevets dès le début de notre activité protégeant notre savoir faire technique. Enfin, notre agilité en tant que start-up nous permet de prendre de vitesse ce genre d’acteurs et de continuer à innover.

Gageons que Skimm a encore plein d’autres projets de développement dans ses cartons. Surtout que ce secteur est en pleine ébullition et quasiment tout reste à inventer. Walmart par exemple est en train de tester le scan des produits eux-mêmes par iPhone. Jean-Michel Billaut, intervenant illustre et VIP du MBA a récemment interviewé Valentin Lautier, ça se passe bien sûr au Billaut show. Alors si cela vous a donné envie d’adopter Skimm, il vous suffit de télécharger l’application sur Itunes ou sur Google Play.

Souhaitons bonne continuation à toute l’équipe de Skimm qui est en bonne voie pour devenir une success story !

@skimmfr

Vincent Tessier

Google play en 2012

Logo Google PlayLa guerre des stores d’applications est toujours aussi vivace en 2012 qu’en 2011. Google a rebrandé son Android market Play Store au sein de Google Play en mars dernier. Il est clair que les mauvais chiffres de reversement aux éditeurs d’applications annoncés en 2011 et l’arrivée d’Amazon dans la bataille y sont pour quelque chose. Bien que le lancement ait eu lieu en mars dernier, assez discrètement il faut le dire, c’est en juin que nous avons eu plus de détails sur la stratégie de Google quant à son Store. En effet, la sacro sainte conférence Google I/O, une conférence dédiée aux développeurs qui a eu lieu du 27 au 29 juin, a été riche en annonces cette année : la nouvelle tablette Nexus, les lunettes Android, Google Drive et un point sur le store : Google Play.

Le lancement de Google Play :

C’est en mars dernier que Google a annoncé le lancement de Google Play. Plus qu’un changement de nom de l’Android Market, il s’agit bien de mettre en place un concurrent à l’iTunes d’Apple. Apple a lancé Itunes puis l’App Store, Google fait l’inverse. Le besoin d’une marque ombrelle forte regroupant des sous catégories a été la stratégie suivie, à mon sens à juste titre.Android proposait des jeux et des applications, Google Play propose bien plus avec notamment les livres, la musique et les films. C’est en fait la fusion de Google Music et d’Android Market quant aux livres et aux films, ils n’existaient pas et ont été lancés depuis dans plusieurs pays. Google Play est désormais accessible dans la barre universelle du moteur de recherche.  Il est loin le temps où Google se voulait neutre et n’était qu’un simple moteur de recherche. La société devient distributeur de contenus payants, tout comme Apple, et fabricant d’hardware depuis le rachat de Motorola. Amazon a fait très peur avec son Kindle Fire et son Appstore dédié, Google lance Google Play et sa tablette Google Nexus 7 dans la foulée pour pouvoir se battre avec les mêmes armes.

Le nouveau slogan de Google Play :

google play slogan

 

La vidéo de présentation officielle :

 

Le Google Play Store et toutes ses catégories

Le Google Play Store et toutes ses catégories

 

 

Les chiffres de Google Play en 2012 :

Chris Yerga, ingénieur en chef du Store a présenté quelques chiffres :

  • 400 millions d’activations de smartphones sous Android, 1M par jour…il y avait 100M d’activations il y a un an.
  • 20 milliards d’applications téléchargées
  • 1,5 milliards d’applications téléchargées par mois
  • 600 000 applications disponibles
  • 190 pays disponibles pour les appli gratuites
  • 132 pays  pour les appli payantes (et oui, dans certains pays il semblerait qu’il n’y ait que des appli gratuites de disponibles !)
  • 67% des revenus de Google Play sont réalisés hors des US
  • Les plus gros marchés : US, Japon, Corée, Allemagne et la France

La présentation a clairement fait un focus sur le paiement opérateur (carrier billing) en prenant le Japon en exemple. Le marché Japonais a fait x14 en un an et Chris semble expliquer cela principalement par ce mode de paiement. Premièrement, 95% des users ont la capacité d’acheter par leur opérateur telecom, deuxièmement, 73% des achats d’applications ont été réalisés par ce mode de paiement.

TynCo est cité en exemple pour l’appli Tiny Village pour qui les revenus des achats au sein même de l’application ont dépassé les revenus liés à la vente de l’application. La clé étant la sortie régulière de nouveaux contenus à acheter dans l’application. L’abonnement a été promu d’une belle manière, notamment avec l’exemple de l’éditeur de jeux Glu et de son VIP Club. Il est évident que les modèles d’abonnement ont de l’avenir et permettent d’obtenir plus de valeur par utilisateur.

Les nouveautés pour les développeurs d’applications

Monétisation de Google Play pour les développeurs

Monétisation de Google Play pour les développeurs

 

L’interface développeur d’Android a été améliorée notamment avec pas mal de nouveaux indicateurs concernant le parcours d’acquisitions : la version d’Android, le terminal, le pays, la langue et l’opérateur. Les informations concernant les notifications envoyées par le service Google Cloud Messaging sont désormais intégrées dans l’interface développeurs, ce qui est une bonne nouvelle. Une interface de gestion des utilisateurs a été également ajoutée, permettant de limiter les données visibles aux simples utilisateurs de votre équipe. Pour le reste, les données sont désormais disponibles dans Google Analytics en installant le SDK au sein de votre application.

Depuis le Google I/O, deux nouveautés ont fait leur apparition sur les blogs spécialisés : l’annonce du lancement de carte cadeau en magasin de 10 et 25 dollars, sur le modèle d’Itunes, de Facebook et d’Amazon. Egalement, l’apparition d’une wishlist à la Amazon permettant de signaler les applications que l’on souhaiterait acheter.

Carte cadeau Google Play

Carte cadeau Google Play

Google propose désormais un service pour faciliter l’installation d’applications de plus de 50MO appelé « APK Expansion Files », cela concernera a priori uniquement les éditeurs de jeux. Également, un module Smart App Updates permettant d’updater une application en téléchargeant uniquement les données qui ont changé et non tout l’APK à nouveau. Une bonne nouvelle pour les applications ayant reçu de mauvaises appréciations est qu’ils pourront désormais y répondre ! D’autres améliorations ont été apportées dans l’interface de publication de nouvelles applications et ont fait l’objet d’une demo en live. Toutes ces nouveautés sont disponibles sur le nouveau site dédié aux développeurs et sur la Google Play Developer Console.

Il faut également mentionner des modifications concernant les règles à respecter pour publier une application dans le store, parmi les points importants :

  • Les éditeurs sont responsables du comportement des publicités incluses dans leurs applications
  • Aucun autre mode de paiement autre que Google Play n’est autorisé
  • Interdiction d’imiter le comportement de l’OS
  • Afficher une webview d’un site qui n’est pas administré par le développeur lui-même est interdit
  • Envoi de SMS en arrière plan pour faire par exemple du silent billing interdit
  • Interdiction d’obliger de cliquer sur une publicité pour accéder au contenu d’une application
  • Interdiction de renseigner des mots clés pour le référencement de son application sans rapport avec cette dernière
  • Paris sportifs et casino interdits

 

Enfin, Google nous donne 5 conseils de base dans le lancement d’une application :

  • Se concentrer sur les utilisateurs
  • Localiser son application dans chaque pays
  • Penser d’ors et déjà aux tablettes (La Nexus 7 arrive très bientôt en France à 199€…)
  • Trouver le meilleur business modèle : publicité, achat de l’appli, achat au sein de l’appli, abonnement…
  • Investir dans le marketing et l’analytics

93% des applications du Top des applications les plus rentables incluent de l’in-app :

En complément de cette présentation, il est intéressant de regarder ce que nous dit le TOP 100 des applications les plus rentables sur iPhone : 93% des applications les plus rentables incluent le paiement in-app…

chart-of-the-day - comment gagner de l'argent avec une application mobile

Pour revoir la keynote de Google Play :

En conclusion, Google fait tout pour rendre plus rentable son store d’applications, jusqu’ici il faut bien le dire plutôt décevant par rapport à son grand concurrent l’Apple Store. En effet, en novembre dernier l’analyste Gene Munster de Piper Jaffray estimait qu’Android avait généré 7% des revenus d’Apple, autant dire que les développeurs ont dû vite s’en rendre compte au cours de l’année 2011. Dès lors, les sondages d’intentions auprès de la communauté vont bon train et malgré le dépassement d’Android en terme de parts de marché utilisateurs, les intentions de développements sur iOS restent très fortes. Dès janvier, une feuille de route ambitieuse avait été mise en place comme l’expliquait Eric Chu, un manager de la plateforme Android. Ces nouveautés dévoilées lors du Google I/O sont autant de nouvelles armes et d’atouts pour permettre à Google de redresser la bar, de générer enfin des revenus conséquents et bien sûr de satisfaire sa communauté de développeurs. Les évolutions sont nombreuses encore une fois, changement de nom, nouveaux modes de paiements, ajout de catégorie produits mais ce qui semble le plus important pourrait être le fait de demander le numéro de carte bancaire durant le premier paramétrage de l’OS par l’utilisateur. Une stratégie que beaucoup de monde envie à Apple qui détient les informations bancaires de tous ses clients ! Pour autant, améliorer Google Play est indispensable mais ne suffit pas à affronter tous les concurrents qui se présentent et certains commentateurs parlent de plus en plus de la confrontation de Google contre Amazon…mais c’est une autre histoire.

Si cet article vous a convaincu d’adapter votre business au défi du mobile, vous pouvez avoir quelques pistes avec notre article intitulé « Que faire face à la révolution marketing mobile? ». Et bien sûr, je vous recommande vivement la lecture de ma thèse « La révolution mobile, vers le shopping 3.0? » réalisée dans le cadre du MBA MCI à l’ILV.

Suivez-moi sur twitter @vincenttessier

Comment Square révolutionne le paiement

C’est en lisant le Wired UK et en raison de son actualité que j’ai eu envie de faire ce billet sur Square . Son fondateur Jack Dorsey est un entrepreneur de 36 ans, co-fondateur et actuel Chairman de Twitter. Sa nouvelle société Square propose tout simplement de révolutionner l’industrie du paiement ! Square a compte déjà 350 employés et a enregistré 6 milliards de dollars de transaction. Elle s’apprête à lever $200M pour une valorisation de 3,25 milliards de dollars (source : business insider)

Comment ça marche?

Le produit phare, le Square reader :

Boccalone Gets Paid With Square from Square on Vimeo.

L’idée est simple, permettre à n’importe qui de facturer en carte bleue un client. Cela peut concerner des transactions qui se faisaient habituellement en cash (payer pour votre cours de guitare) ou bien aux petits commerces qui demandent un minimum de facturation pour accepter la carte bleue compte tenu des commissions des acteurs historiques de ce marché. Le déclencheur a été dans ce petit lecteur, design et élégant, qui a relayé aux oubliettes les espoirs trop longtemps déçus qui avaient été mis dans la technologie NFC. La première étape a été de toucher les commerçants avec le Card reader et Square Register. La 2ème étape a été lancée il y a peu avec le produit Pay with square dont l’objectif est d’équiper directement les consommateurs.

3 produits square :

    • Square card reader : avec l’aide d’un lecteur de carte à poser sur l’emplacement audio de son iphone ou de son android, l’application Square permet de facturer par CB, sans terminal de paiement supplémentaire. Cible : les commerçants et les indépendants
    • Square register : une application ipad qui a pour ambition de remplacer la caisse enregistreuse de votre commerçant physique habituel. Il est bien sûr possible d’enregistrer des paiements par CB et cash, payés le lendemain sur votre compte en banque. En un clic, vous pouvez imprimer un ticket de caisse ou ouvrir votre caisse d’argent liquide habituelle ! En bonus, le commerçant accède à un dashboard d’analytics complet afin de suivre ses stats de vente. La commission est la même qu’en utilisant le square card reader pour iphone, 2,75% par transaction. Cible : les commerçants et les indépendants

Square Register from Square on Vimeo.

  • Pay with Square (précédement appelé Card case) : Plus fort que le lecteur pour lire la CB. Le client donne simplement son nom à la caissière et elle procède directement au paiement, votre identité est détectée grâce au smartphone qui est dans votre poche. C’est un peu comme si vous demandiez à votre barman préféré de mettre tout ça sur votre note ! C’est une très belle utilisation du geo-fencing, une technologue de ciblage geographique qui a beaucoup d’avenir. Par ailleurs, l’application détecte quels sont les marchants qui accepteront ce nouveau mode de paiement. Il est par ailleurs possible de partager le lieu où vous avez payé sur les réseaux sociaux. Disponible sur iOS depuis son lancement et sur Android depuis Mars 2012. Cible : les consommateurs

Le gros avantage pour les commerçants est  qu’il n’y a pas de compte à créer, pas de frais mensuels, le lecteur (appelé dongle en anglais) est même offert ! La commission est de 2,75% sur chaque transaction. En France, le montant des transactions payées par CB s’élève à 482, 6 milliards d’euros en 2011 et il y a + de 60 millions de cartes en circulation (source : cartes-bancaires.com). Le déploiement international est actuellement en cours, encore un peu de patience pour pouvoir le tester en France. A noter cependant la présence d’un acteur européen local, iZettle (source : techcrunch).

Fidalisation / reward : 

Square a lancé ces derniers mois un programme de fidélité…un prolongement naturel et un service supplémentaire pour encourager son usage. Le consommateur cumulera des points à chaque fois qu’il paiera avec Square. Les Groupon et autres Livingsocial doivent regarder cela avec attention car il n’y a qu’un pas pour que cela leur fasse perdre des parts de marché auprès des marchands.

Concurrence :

Square est le plus visible et le plus agile des acteurs qui comptent bien révolutionner le paiement physique par le mobile. Il faut néanmoins compter avec des acteurs comme Intuit, American Express, Paypal, Verifone…

American Express a lancé SERVE en mars 2011 et a multiplié les annonces et les partenariats comme avec Zynga en mai de cette année par exemple. Le service permet de payer en ligne via email, offline avec sa carte bleue mais aussi d’effectuer des paiements entre particuliers, y compris sur facebook !

Pour y voir un peu plus clair, voici une matrice pour mieux comprendre les acteurs du mpaiement et leur positionnement :

Paypal :  Le géant du paiement online compte bien manger une part du gateau offline que Square commence à grignoter. La société a donc lancé en début d’année Paypal Here, sa réponse au dongle de Square (pour l’instant compatible que sur les iPhone). Paypal a même finalement racheté la société partenaire qui supportait le produit, Card.io (source : presse citron).

Verifone : Acteur du paiement traditionnel qui fournit les TPE (Terminaux de Paiement Eléctroniques), Verifone ne veut pas se laisser distancer plus longtemps. Il a lancé Payware et dernièrement un lecteur fortement similiaire à celui de Square, le SAIL (uniquement iPhone). La lutte sera bien plus dure avec cet acteur qui possède plus de 20 millions de points de vente utlisant leur service de carte bleue en base clients et avance couvrir 65% du commerce physique américain.

Apple a récemment fait l’annonce de son portefeuille virtuel, nommé PassBook, qui se contente aujourd’hui de rassembler les cartes de fidélité. Techcrunch a fait un excellent article pour couvrir cette annonce. Si la firme décide de se lancer complètement dans cette activité, il y a fort à parier que ses 400 millions de cartes de crédit de clients Apple devraient l’y aider !

…la liste pourrait s’allonger avec les opérateurs télécom et les géants du web comme Facebook et Google qui ont de grandes ambitions sur le sujet. D’ici là Square continuera à faire le buzz et à nous étonner avec de nouvelles innovations.

Vincent Tessier

@vincentessier

 

 

 

L’audience de l’internet mobile

Médiamétrie a lancé en Octobre 2010 la première mesure de l’internet mobile en France. Avec 19 millions de mobinautes au 4ème trimestre 2011, les annonceurs ont désormais une base adressable importante pour leurs campagnes digitales.

Voici quelques données de l’audience de l’internet mobile au 4ème trimestre 2011 :

  • Les femmes représentent 43% des mobinautes contre 40% il y a un an
  • Près d’1 mobinaute sur 2 a moins de 35 ans alors que cette tranche d’âge ne représente qu’un peu plus d’1/4 de la population française
  • 8 mobinautes sur 10 habitent hors agglomération parisienne
  • 91% des mobinautes ont consulté au moins un site (en 3G ; 12 524 sites mesurés)
  • 60,6% des mobinautes ont consulté au moins une application mobile (en 3G ; 1 339 applications mesurées)
  • 1 248 pages par visiteur consultés sur les sites, soit 350 de plus qu’au 1er trimestre 2011.
  • 6h24 par visiteur sur les sites – 1h24 de plus
  • 201 sessions par visiteur sur les applications

Information importante : en 2012 les publications d’audience deviennent mensuelle !

Pour plus d’info sur la méthodologie actuelle, voir le guide suivant :

Mediametrie Et AFMM – Guide_Internet_Mobile

Source : Médiamétrie

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Vincent Tessier

Interview Alice Henry – Directrice Commerciale Inmobi France

Inmobi est une des régies mobiles les plus prometteuses, en forte croissance partout dans le monde. Nous sommes allés à la rencontre d’Alice Henry, sa Directrice Commerciale en France, afin d’avoir son sentiment sur le marché, les éditeurs mobiles et les innovations à venir sur ce marché.

VT : Tu es aujourd’hui Directrice commerciale de la régie mobile Inmobi en France, peux-tu présenter ton parcours ?
Alice Henry : Après une expérience en agence chez Publicis Et Nous au planning stratégique, j’ai été diplômée major du MBA Marketing et Commerce sur Internet de l’Institut Leonard de Vinci. J’ai ensuite intégré la régie Nokia Interactive qui a été un des précurseurs en Europe et le premier constructeur à voir le potentiel de la publicité mobile, bien avant iAds par exemple. C’était le début de la publicité mobile, il y avait tout à faire on était une petite équipe de 30 personnes en Europe dont 5 personnes en France, dirigée à l’époque par Gonzague de la tournelle. J’ai ensuite conduit une mission de conseil pour la régie Hi-media sur les opportunités du mobile puis j’ai participé au lancement de l’offre mobile de TF1 Publicité au sein de la régie publicitaire. Nous avions un accord de commercialisation des espaces de l’opérateur Bouygues Telecom mais aussi de bon nombre de sites éditeurs premiums tels que Eurosport, TF1, Wat, TF1 News etc… Nous sommes passés de 4 à 15% de parts de marché. Depuis cet été, j’ai rejoint la régie indépendante Inmobi pour ouvrir les bureaux français et accompagner la forte croissance de cet acteur global.

VT : Peux-tu nous parler du marché de la publicité mobile en 2007 et de ton expérience chez Nokia ?
AH : Le marché de la publicité mobile en France pesait environ 10M€ en 2007, Nokia et Screentonic, racheté par Microsoft depuis, étaientt les principaux acteurs du marché. Nokia a vraiment été un précurseur en montant une activité publicitaire pour commercialiser sa propre audience mais aussi des éditeurs tiers. Technologiquement, nous utilisions au début une solution tiers, Open Adstream, pour ensuite migrer sur une solution interne, suite au rachat de la régie américaine enpocket. Nous commercialisions des campagnes display classiques mais aussi des opérations spéciales d’intégration des marques dans les contenus mêmes. Nokia a ensuite réorienté son activité sur la localisation par GPS au sein de Navteq, filiale qui commercialise des données de localisation à des services comme Yahoo! Maps, Livelocal ou Mapquest d’AOL. C’est à ce moment que Gonzague a fondé la régie Mbrand3 et que j’ai poursuivi ma route chez TF1 Publicité.

VT : Peux-tu nous présenter la régie Inmobi ?
AH : Inmobi a été fondée en 2007 à Bengalore par Naveen Tewari, nous employons aujourd’hui plus de 3600 personnes, avons 120 bureaux et couvrons plus de 165 pays. Nous touchons 340 485 millions d’utilisateurs dans le monde avec plus de 63,50 milliards d’impressions par mois. Nous nous positionnons comme la deuxième régie publicitaire au monde. Et venons de réaliser la plus grande levée de fond dans l’univiers du mobile pour 200 millions de dollars dans le but d’accompagner notre développement à l’international. En France, nous touchons 7,59 milllions d’utilisateurs et adservons 800 millions d’impressions par mois.

VT : Quelle est votre offre et positionnement sur le marché mobile ?
AH : Nous sommes un réseau publicitaire mondial avec deux offres : une première offre à la performance sur une base de facturation aux clics, c’est-à-dire sans garanties de passage sur tel ou tel site ou applications mobiles. Nous disposons d’une technologie de tracking de pointe dans notre industrie qui séduit de nombreux e- Commerçants à la recherche d’un meilleur retour sur investissement.  Notre deuxième offre, plus premium est axée sur l’HTML5 sur des environnements éditeurs premiums clairement définis. Sur ce type de format rich media et très engageant, nous sommes à même de proposer toute une batterie d’indicateurs reflétant l’interaction des utilisateurs avec la publicité. C’est une pratique habituelle sur le web mais qui n’avait pas vraiment de réalité sur le mobile compte tenu des limites techniques, c’est aujourd’hui possible avec le HTML5. Inmobi a racheté récemment une société spécialisée dans la création publicitaire mobile rich media, Sprout.

VT : Peux-tu nous présenter votre réseau d’éditeur?
AH : Nous travaillons à la fois avec les plus gros éditeurs d’applications ou de sites mobiles locaux, en l’occurrence Français, mais aussi avec les développeurs d’applications notamment les gros éditeurs tels que Rovio / Angry Birds. En terme d’OS, nous avons une majorité de notre trafic réalisée sous Android et Iphone avec une part de feature phone qui diminue, aujourd’hui de 15% (Symbian et autres OS).

VT : Quel est ton point de vue sur le choix que les annonceurs doivent faire entre sites mobiles et applications ?
AH : Notre recommandation est clairement sur le mobile d’adopter une stratégie mixte HTML5 / Internet mobile et une application smartphone. Nous constatons à travers nos études réalisées sur des panels de mobinautes qualifiés : un meilleur taux de transformation sur l’HTML5 / Internet mobile que sur les applications, pour les e-commerçants.

VT : Quelle est la typologie de vos annonceurs ?
AH : Nous avons 60% de nos campagnes réalisées par des pure players (e-marchands, et medias) et 40% environ par les grandes marques. Sur ce dernier semestre 2011, avec la montée en puissance de l’HTML5,  nous avons constaté l’arrivée de nouveaux annonceurs issus des industries Telecom, Agro Alimentaire, Automobile  et Luxe / Cosmétiques.

VT : Quels sont les tendances que tu vois sur le marché pour 2012 ?
AH : Nous constatons une fusion des équipes mobiles dédiées avec les équipes d’achat web traditionnelles. En 2010, nous avions une trentaine d’acheteurs mobiles répartis au sein des agences et départements dédiés au mobile, aujourd’hui il faut adresser toutes les agences du marché qui sont en train d’intégrer progressivement le mobile dans leur département achat. Sur le modèle d’achat, le mobile est encore à 80% sur une base de CPM et va tendre à se rapprocher des proportions du web à savoir plutôt une répartition équitable entre CPM et performance (CPC et CPA). Sur les formats, le HTML5 va se déployer massivement, tant côté annonceurs que côté éditeurs, chez qui il reste encore quelques ajustements techniques à faire pour diffuser ces formats riches. Notre solution Sprout à ce sujet est une vraie valeur ajoutée car aujourd’hui vous n’avez plus besoin de coder vous-mêmes votre format, des plateformes techniques telles que la nôtre, ont industrialisé le format. Côté éditeurs, le trafic devenant important, nous observons la réinternalisation de la gestion publicitaire. De manière générale, après une période où apparaissait une nouvelle régie mobile par mois, il faut s’attendre à une concentration à court terme qui va réduire le nombre d’acteurs.

VT : As-tu quelque chose à ajouter ?
AH : Il faut souligner le fait que l’audience sous Blackberry représente un potentiel sous-exploité. Or, cela concerne deux segments de cibles souvent demandés par les annonceurs, les 12-25 ans d’un côté et la cible plus business 25-40 ans. Il y a clairement une opportunité de ce côté-là, l’audience est de bonne qualité et peu exploitée, elle présente donc des prix plus avantageux. De manière générale, tout reste à faire sur le mobile car il y a un très grand décalage entre l’usage des utilisateurs qui est massif et le niveau d’investissements des annonceurs sur ce média.

 Inmobi sur CNBC :

Le profil Linkedin d’Alice Henry et le twitter de la régie.

Pour télécharger le SDK iOS – i300 et Android a300

Retrouver l’article publié sur le panorama des régies sur Inmobi.

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Vincent Tessier

Interview Aude Perdriel-Vaissière, Adserving et Rich Media mobile

Nous continuons notre série d’interviews dans le cadre du MBA MCI avec Loodies et sa Présidente, Aude Perdriel-Vaissière.

Loodies est une société spécialisée dans la création de formats mobile rich media, propriétaire comme le format Travel ou sur mesure. Swelen est sa société soeur, spécialisée dans l’adserving mobile et a été fondée par Vincent Fontaine, Vincent Borel, Antony Aurajo et Kevin Codfert. A l’heure où toutes les agences et les annonceurs font leur révolution mobile, il est bon d’aller rencontrer des pionniers comme Aude et son équipe qui travaillent dans l’ombre depuis 4 ans à la réussite de vos belles campagnes branding. En effet, bon nombre de régies mobile utilisent les formats publicitaires ou l’adserver de ces deux jeunes start-up.

Vincent Tessier : Peux-tu nous présenter Loodies ?
Aude Perdriel-Vaissière : Loodies a été créée il y a 2 ans en même temps que notre société sœur, Swelen. Nous sommes dédiés à la création de supports publicitaires mobiles innovants alors que Swelen est spécialisée dans l’adserving mobile.

VT : Quel a été ton parcours avant de lancer ta propre entreprise ?
APV : J’ai travaillé pendant 7 ans au marketing d’Apple, notamment pour le lancement de l’iPod, je me suis occupée ensuite du business développement chez Microsoft avant de lancer mon propre projet.

VT : Quel est l’activité de Loodies ?
APV : Nous avons développé toute une série de formats innovants en HTML5 dédiés au mobile. Le format Travel par exemple est un format « Expand banner video » et a utilisé pour la première fois  pour la campagne d’HP en avril dernier avec la régie Mbrand3 et l’agence Omnicom. Ce format a d’ailleurs reçu un Mobile Award d’Argent lors du salon Buzzness mobile en juin dernier. Nous avons deux sortes de formats, les premiers nécessitent l’intégration d’un SDK spécifique au format, ce SDK est inclus dans celui de l’adserver Swelen si l’éditeur l’utilise déjà. Ces formats peuvent tirer parti des fonctionnalités du téléphone telles que le gyroscope ou le micro par exemple. Et nous avons d’autres formats qui n’ont pas besoin d’installation spécifique chez l’éditeur, avec lesquels nous pouvons exploiter la capacité tactile des smartphones par exemple. Nos formats rencontrent de vrais succès en terme de performance de campagnes, de l’ordre de 15 à 20% de taux de clics par exemple. Notez que contrairement à d’autres formats comme l’interstitiel, les clics sur ces formats sont plus près de la réalité car les mobinautes cliquant en dehors du format reviennent automatiquement sur l’application. Tous ces formats nécessitent parfois des poids supérieurs à une simple bannière, c’est toute la synergie avec notre société sœur Swelen qui accepte par exemple des formats de 250 ko quand les autres adservers sont limités à 50 ko.

Galerie des formats de Loodies : http://www.loodies.com/galerie

VT : Quelles sont les spécificités techniques de l’adserving mobile ?
APV : Plusieurs éléments sont très différents du web, il y en a principalement trois : le réseau, le code et enfin les résolutions d’écran. Premièrement, le réseau 3G n’est pas aussi stable et régulier que l’ADSL, cela implique de savoir gérer des changements de débits tout en gardant une expérience utilisateur de qualité. Deuxièmement, le mobile n’exécute pas de Javascript, or c’est la base de tous les appels à serveur publicitaire sur les pages HTML internet.  Sur internet, c’est le navigateur qui travaille et traduit tout ce que contient une page web en expérience unifiée et souple. Sur une application mobile, les différentes pages de votre appli font appel à des views pour réaliser des actions, le langage est l’objectif C à base d’objets. Il faut installer au préalable un SDK qui va pouvoir gérer au travers d’une bibliothèque les différents emplacements publicitaires de votre appli et qui communiquera avec votre adserver. C’est une sorte de plug-in. Troisièmement, un adserver mobile doit savoir gérer les différentes résolutions d’écran afin d’afficher proprement votre format publicitaire. Un pixel de décalage peut être fatal sur un petit écran tel qu’un mobile. Par ailleurs, nous prévoyons un time-out ce qui n’est pas prévu dans la plupart des adservers web. Il s’agit de stopper le chargement de la publicité si l’adserver rencontre des lenteurs ou des difficultés, afin de ne pas planter le chargement de la page de l’application. Les utilisateurs ont de fortes attentes sur le mobile en termes de temps d’affichage des pages et de lancement des applications, la publicité doit accompagner cette exigence de qualité de service et de surf. Savoir allier expérience riche et adserving efficace est notre métier.

VT : Quelles sont les spécificités de la technologie de Swelen ?
APV : Nous proposons une brique technologique de qualité pour la gestion de l’adserving publicitaire mobile. Par ailleurs, nous avons développé une fonction de yield management qui intègre de fait dans notre solution beaucoup de réseaux publicitaires à la performance tels qu’Admob, la régie mobile de Google, Inmobi, Buzzcity, mperf… Les éditeurs n’ont plus à installer un SDK pour chaque régie, le nôtre les intègre tous. L’autre intérêt est que nous arbitrons entre toutes ces régies et entre les campagnes qu’elles proposent, afin de diffuser les meilleures campagnes en terme de CPM, quel que soit le modèle d’achat (CPM, CPC ou CPA) et ce en temps réel. C’est ce qu’on appelle les SSP dans le web, il y a des sociétés spécialisées sur ce créneau tel qu’Improve digital ou Rubicon Project, et bien nous le faisons déjà sur le mobile et de manière intégrée à l’adserver. Par ailleurs, nous avons développé une fonction comportementale également, nous diffusons des campagnes en affinité avec l’utilisateur, à partir du parc d’applications installé sur son téléphone, ce qui améliore les performances significativement.

VT : Quel est le besoin marché de ce type de solution ?
APV : Et bien, il y a deux sortes d’éditeurs d’applications, les éditeurs dit premiums comme par exemple les titres de presse comme Le Monde ou 20mn, qui ne souhaitent pas remplir à 100% leur inventaire afin de garder une expérience de qualité pour leurs lecteurs. Les autres éditeurs sont des développeurs dont le business modèle repose parfois à 100% sur la publicité et souhaitent donc remplir leur inventaire au maximum, quelques soient les formats ou les annonceurs. Les éditeurs premiums sont très regardants sur les CPM générés par leurs régies et souhaitent vraiment offrir à leurs annonceurs des campagnes publicitaires de qualité mettant en valeurs leurs produits et leurs marques. Nos deux sociétés répondent à la fois au besoin branding des annonceurs et des éditeurs et notre adserver au besoin de performances des éditeurs d’applications.

VT : Peut-on aujourd’hui tracker les sources publicitaires des téléchargements d’applications ?
APV : Oui sans aucun problème, il suffit de poser un code de tracking dans l’application en question, dès que l’utilisateur qui aura téléchargé cette application va la lancer la première fois, il est possible de savoir l’origine de son arrivée dans l’Apple store et donc de quelle application ou régie publicitaire il vient. Nous utilisons l’UDID de l’utilisateur, un numéro de 40 caractère, une sorte d’adresse IP. C’est un numéro complètement anonyme, seul Apple peut faire le lien entre un UDID et une personne, en l’occurrence, un de ses clients. En l’occurrence, votre UDID est lié à l’adresse IP d’un opérateur via un APN (Access Point Name).
Le mobile permet de toucher les consommateurs pendant des moments particuliers, intouchable avant l’ère du mobile.

VT : Quel avenir selon toi aux solutions de « boost » des téléchargements tel qu’Appfire, Surikate, Appsgratuite ?
APV : Ces solutions marchent très bien, j’ai moi-même pu le constater en lançant des campagnes dans le cadre d’autres activités précédentes à Loodies. Pour autant, au même titre que Google a lancé Adwords afin de pousser votre site aux internautes, Apple pourrait tout à fait lancer un service identique, ce n’est pas le cas pour l’instant. Ce sont donc de beaux projets, efficaces mais dont l’avenir reste très dépendant des OS.

VT : Quels sont les leviers de référencements naturels dans les stores ?
APV : Plusieurs facteurs sont à prendre en compte, le poids de votre application, les avis et le nombre d’étoiles bien sûr. L’algorithme d’Apple a déjà changé plusieurs fois, c’est exactement la même chose que Google avec son moteur de recherche. Par ailleurs, Apple a des règles dites éditoriales qui relèvent d’un réel souhait de mise en avant ou d’accords de partenariats qu’il noue avec tel ou tel acteur.

VT : Quelles solutions conseillerez-vous à un ecommerçant souhaitant se lancer sur le mobile ?
APV : De rester sur ce qu’il sait faire. Hormis quelques gros marchands comme eBay ou Amazon qui ont su tirer parti et apprendre rapidement le monde applicatif, les autres marchands peuvent tout à fait rester sur de l’internet mobile, notamment grâce au HTML5 qui se développe à grands pas. Il faut bien comprendre qu’adapter tout son système d’information avec de la technologie applicative peut s’avérer très longs et coûteux. De plus, les marchands ont déjà une marque forte, or l’usage des moteurs de recherche mobile se démocratise à grande vitesse, ils auront du trafic naturel sur mobile et de leur URL habituelle, ils peuvent renvoyer vers la bonne webapp optimisée selon l’OS, grâce au useragent de la page HTML qui reconnait le device.

VT : Quels différentes leviers de création de trafic en magasin observes-tu ?
APV : Nous avons lancé il y a peu une campagne pour Canal+ qui geotargetait les environs de Marseille avec un coupon de réduction valable chez les revendeurs de la région. Ces mécaniques vont se généraliser et sont très prometteuses. Nous n’avons pas encore eu de retour de l’agence sur les performances de cette campagne précisément mais les KPIs de notre côté étaient très bons. D’un point de vue technique, il faut noter que la localisation par GPS est possible que si l’application dans laquelle est diffusée la publicité a reçu le consentement de l’utilisateur d’utiliser les coordonnées géographiques.

VT : Penses-tu que les marques de grande consommation ont les moyens aujourd’hui avec le mobile de se passer de la grande distribution ?
APV : Il est vrai qu’une marque peut établir un dialogue direct avec ses consommateurs et notamment en situation d’achat en magasin. Pour autant, le rapport de force restera à mon sens du côté de la grande distribution. Par contre, des campagnes de co-marketing comme cela se fait avec les catalogues papiers vont probablement se mettre en place. L’enseigne demandant une participation à la marque afin de financer une campagne locale. Ceci dit, vu les retours des campagnes papiers et les sommes investies en marketing direct, le mobile a encore quelques années devant lui pour rivaliser avec les catalogues.

Merci !

Aude Perdriel-Vaissière / @aude_PV / Agence Amalia

www.loodies.com
www.swelen.com / @swelenfrance

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TOP 5 des constructeurs mobiles sur 10 ans

La société de consulting Vision mobile a édité une infographie intéressante sur les constructeurs mobiles. Comment récapituler 10 années de lutte pour le Top 5 mondial en une image ? On s’aperçoit que le peloton de tête a peu changé pendant de longues années, le premier vrai signal a été la montée de Samsung à la 2ème position en 2007  et la chute de Motorola depuis.  On voit également LG lutter entre la 3ème et la 5ème place, la sortie de Siemens qui sort du TOP en 2010, et l’arrivée des constructeurs spécialisés sur les smartphones que sont Apple et RIM. Les données viennent des constructeurs eux-mêmes, de l’institut Gartner, Strategy Analytics et de l’IDC.

Top 5 handset OEM

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Mobile Monday : publicité mobile

Le 14 Novembre 2011 a eu lieu à la Cantine un Mobile Monday dédié à la publicité mobile. Je vous propose de revenir sur les présentations de chacun en vidéo ainsi que les présentations commerciales correspondantes. La diversité des intervenants était appréciable, nous avons eu le point de vue de régies mais aussi d’agences spécialisées mobile. Au niveau des régies, la variété était de mise avec des régies classiques display, des régies nouvelles générations avec des formats innovants comme le push notifications et de l’affiliation mobile.

Pure Agency, Christophe Léon :

MBrand3, Gonzague De la Tournelle :

SMART Adserver, David Pironon :

Mobpartner, Vianney Settini :

EGS Media, Jamil Hijazi :

Surikate, Mathieu Rostamkolaei :

Le site de la MMA TV : www.mobilemarketing.tv
Le site des mobiles monday à Paris : www.mobilemondayfrance.org
Le prochain mobile monday du 7 Décembre a pour thème la Chine, inscrivez-vous !

Vincent Tessier

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Mobile minute part3

La société 3seventy poursuit sa série de vidéos ludiques en 1mn pour traiter un sujet relatif au mobile. Après avoir parlé de l’écosystème et du choix entre mobile web et application, voir notre dernier billet.

Cette fois-ci, il s’agit de parler de santé, comme quoi le mobile est partout et dans tous les secteurs.

L’expression mhealth couvre 3 domaines : le médical, clinique et pharmaceutique.

Quelques exemples de changement à venir :

  • Les applications pour suivre de manière autonome sa santé
  • Votre pharmacie qui vous envoie un SMS pour vous prévenir de l’arrivée de vos médicaments.
  • Application de planification de rendez-vous avec votre médecin ou votre hôpital

Le marché des applications de santé devrait atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2014.

Suivez l’actu de l’agence 3seventy sur leur compte twitter.

 

Vincent Tessier

Twitter : @vincenttessier

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