Comment distribuer une application mobile?

C’est la question que beaucoup de responsables marketing se posent : « comment trouver de nouveaux utilisateurs et si possible fidèles, pour mon application? » Il existe plusieurs méthodes de marketing mobile pour répondre à cette question que nous allons voir aujourd’hui. Pour rappel, j’avais listé pour vous les différents acteurs de la publicité mobile dans un précédent billet : régie premium, adnetworks, affiliation, les acteurs spécialisés et les adexchanges. Ce sont les techniques des acteurs spécialisés dans le téléchargement d’applis que je vous propose de détailler ici.

Les Booster de downloads ou apps discovery :

Vous avez sûrement entendu parler d’eux en tant que consommateurs, ce sont les applis de bon plans, Appsfire, apptap, et appgratuites pour citer les plus importantes.

appsfire - comment distribuer une application mobile

Appsfire est une start-up française, avec une équipe en Israel qui a fait le choix de l’international dès le début. L’application est d’abord sortie en anglais puis seulement dans un 2ème temps en français. Créée en 2010 par Ouriel Ohayon et Yann Lechelle avec comme investisseur Marc Simoncini, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, l’idée est d’aider les mobinautes à trouver les applications qui les intéressent. Une nouvelle version de l’application vient d’ailleurs juste de sortir ce mois-ci : plus rapide et plus simple. C’est une sorte de curation basée sur les algorithmes, le social et des critères de recherche plus fins que sur l’Apple store. Si on fait une analogie avec la recherche de sites, Google a réussi à résoudre le problème de la découverte de sites parmi l’océan de sites web disponibles avec un modèle de découverte basé sur les mot-clés. Appsfire souhaite apporter la même valeur ajoutée mais sur les applications. L’objectif est de réduire l’univers des possibles, de l’adapter au contexte de l’utilisateur. L’appli a du succès car a été positionnée dans le TOP 15 du classement gratuit dans l’Apple Store américain pendant longtemps. La partie sociale a été intégrée avec un top des applis plébiscitées sur Facebook et Twitter, la possibilité de partager sur les réseaux les applications installées…tout ce qui aide à la viralité. Le modèle économique est basé sur des formats publicitaires propres (bannières, interstitiel ou intégration d’applications). voici les différentes manières de découvrir une application :

  • Les applis qui ont baissé de prix
  • Applis par thématiques
  • Un scoring propriétaire notant les applications : le App score


Yann Lechelle, co-fondateur d’AppsFire par frenchweb

Appsgratuite a été fondée en 2010 par Simon Dwalat, il s’agit d’une plateforme de distribution d’applications, disponible sur iOS et Android. Cela a été la première à lancer le concept en France : offrir tous les jours une application habituellement payante. Beaucoup d’autres ont suivi et ont copié le concept par la suite mais Appsgratuite garde une longueur d’avance et reste leader. La start-up comporte une trentaine de personnes aujourd’hui. L’application a été téléchargée plus de 2,4 millions de fois en France et a été lancée en Espagne, au Brésil, en Allemagne, en Italie… La stratégie est d’être un média et de proposer des bons plans à ses utilisateurs un peu à la manière d’un Groupon qui propose les meilleurs deals du jour. Le lancement d’une application est événementialisé, mis en scène à la manière d’une sortie de film. La société éditrice de l’application édite également le site applicationiphone.com qui regroupe 350 000 VU / mois. En France, une OP de promotion d’une application se traduit par l’envoi d’1M de push notifications, vues sur environ 300 000 VU et aboutit à entre 100 à 150 000 téléchargements. Sur l’international , une OP peut engendrer plus de 350 000 téléchargements sur une seule journée…colossale ! 150 annonceurs ont déjà testé le modèle. Le modèle marche tellement bien que des grands groupes comme SFR ont  lancé leur copie : AppliScope. Plus dangereux peut-être, le site Vente privée vient de lancer un service identique, Vente Privée Apps. Pour rappel, le mobile pour Vente Privée, c’est déjà 25% des vente soit 400M€ en 2012.


Simon Dawlat, fondateur et CEO de AppGratuites par frenchweb

Un autre acteur français a une ambition internationale, il s’agit d’Appturbo fondé par Guillaume Szejnberg. Son application App Of The Day a été éditée dans pas moins de 16 pays à date. La version français et anglaise n’étant même pas encore disponibles, les version internationales ont été sa priorité.

Il faut bien avoir en tête que ces services sont à la merci d’un revirement d’Apple qui peut du jour au lendemain interdire ces services tiers. C’est ce que semble annoncer cet article de venturebeat du mois d’octobre en mentionnant Crosswalk, appGrooves, Hapoose, Hubble, Free App A Day et appgratis, la version internationale d’Appsgratuite justement. Apple avait racheté le service Chomp en début d’année mais semble progressivement le fermer. Les guidelines aux développeurs semblent annoncer que toute application vendant ou proposant des promotions sur d’autres applications est susceptible d’être rejeté. Pour l’instant, rien ne bouge mais tout est possible.

Papaya_TapjoyLa start-up Tapjoy propose un axe différent, il s’agit d’un réseau publicitaire mobile proposant un offer-wall au sein des applications. Un joueur en pleine partie souhaite acheter de la monnaie virtuelle et va pouvoir spontanément choisir parmi une sélection d’offres publicitaires. C’est un peu dans la lignée de ce que fait Beezik qui vous propose un mp3 légal et gratuit en échange du visionnage d’une publicité vidéo sur le web ou le mobile. Tapjoy a été créée en 2007 à San Fransisco, et est intégrée dans un grand nombre d’applications à succès américaines. Elle touche environ 110 millions d’utilisateurs par mois. La start-up  a été élue meilleur adnetwork mobile lors des Mobi Awards en septembre 2012 et dans le top 50 des entreprises les plus innovantes dans le monde. Côté annonceur, il est possible de payer au CPD (coût par download) mais sans garantie de volume étant donné que ce sont les utilisateurs qui vont choisir leur marque. Côté développeur, la proposition de valeur est triple : afficher des bannières publicitaires (le SDK de Tapjoy agrège une douzaine d’adnetworks mobile, remplit l’inventaire à 100% et permet les formats rich media), vendre de la monnaie virtuelle et générer des téléchargements d’applications. Sur la partie publicitaire, la solution agit un peu comme un SSP réalisant un yield management entre les différences sources de demandes. Si deux applications utilisant Tapjoy sont installées sur le même device, les datas sont mutualisées pour un meilleur ciblage. Tapjoy avance $0,25 pour une appli gratuite et un taux de conversion de 65% versus 2% pour une campagne de bannière traditionnelle.

Le service apptap, crée en 2008 aux Etats-Unis est originale en ce sens qu’il propose aux éditeurs de profiter de l’engouement autour des applications mobiles. Le service a levé 4 millions de dollars en Janvier 2012 et compte de grands groupes comme AOL, USA Today, l’opérateur Sprint et des sites spécialisés comme Cult of Mac, iphoneblogr… Le script installé scan les pages web des éditeurs partenaires et propose les applications les plus adaptées. Les développeurs paient pour être diffusés et apptap reverse une partie aux éditeurs web, un levier supplémentaire de monétisation pour eux.

Ad4Screen, l’agence de marketing mobile française créée par les anciens fondateurs de Directinet, propose plusieurs solutions. Premièrement, l’agence est éditrice d’une application qui s’appelle app4free et qui est un copycat d’appsgratuite. Deuxièmement, l’agence a mis en place un réseau d’affiliés qui ont installé un onglet dans leur propre appli « Apps du jour » permettant d’avoir plus de visibilité et de téléchargements.

Enfin, il ne faut pas oublier les relations presse on et offline.. C’est également un bon moyen d’obtenir des téléchargements naturels dans les stores d’applications. Envoyer votre communiqué de presse aux sites influents pour obtenir des tests et reviews spontanés n’est pas à négliger.

iphone allianceIl existe également plusieurs réseaux publicitaires regroupant les sites web spécialisés dans les applications. Sur iOS, il existe l’iPhone Alliance regroupant des sites US mais également européens, dont une liste des sites est disponible. Les tarfis sont en CPM et sont relativement chers.

Les test d’applications :

Une autre technique consiste à faire tester votre application. Pour ce faire les testeurs devront télécharger votre application ce qui peut faire boule de neige dans les stores. Par la suite le résultat de leurs tests vous permet d’une part d’avoir un feedback sur votre appli et d’autre part d’avoir par la suite des téléchargements naturels lissés dans le temps grâce à leurs recommandations. Les commentaires, notes données et le nombres d’étoiles deviennent importants dans le raking des stores d’applications. Une jeune société a très bien réussi sur ce créneau : Surikate. Créée en 2010, la société compte désormais 35 collaborateurs, a une expertise importante sur la plateforme Android et sort régulièrement des études intéressantes sur cet OS. Elle a su rassembler une communauté de 20 000 testeurs et de blogs spécialisés android sur le web, rémunérés pour donner leurs avis et tester les nouvelles applications. Si vous souhaitez vous aussi faire partie de cette communauté, ça se passe ici.  Plusieurs outils sont proposés : SK.Manage est un outil d’analytics permettant d’identifier les sources de trafic, de faire des push notifications et SK.reach est la régie qui permet de faire tester votre appli. 350 campagnes ont été lancées depuis la création.

Appvip : C’est l’autre solution de tests d’applications rémunérés. Pour le coup la start-up a même lancé une application permettant aux testeurs de suivre les appli à tester en cours. L’offre commerciale pour les annonceurs s’appelle advip.

 

Le display data-driven et centralisé :

fiksu logoJusqu’ici les campagnes display étaient considérées comme moins efficaces que les techniques citées plus haut. Or, c’est en train de changer et le display prend du muscle avec des sociétés comme Fiksu et Tradmob. Lancé en 2008 à Boston aux USA, Fiksu est le premier à s’être positionné sur ce créneau et a levé 10 millions de dollars cet été. D’abord éditeur d’une application appelée « Fluent News » puis d’une application de bons plans FreeMyApps. L’originalité de cette dernière offre est que plus l’utilisateur télécharge d’applications et plus il reçoit de points convertibles sur les plateformes Amazon, iTunes et Xbox. Mais l’offre principale aujourd’hui de Fiksu est une solution de promotion d’applications centralisée. Un des fondateurs ayant lancé précédemment un outil de SEM, l’analogie est assez bonne, Fiksu peut être perçu comme un outil d’achat centralisé, comme un DS3 ou un Marine software. Son ancienneté et le volume traité (marché US oblige), la société publie des rapports intéressants sur les stores d’applications et notamment un index suivant le nombre de téléchargements journaliers au sein de l’apple store sur le TOP 200 gratuit mais aussi le coût d’acquisition de clients fidèles (3 ouvertures).

fiksu for Mobile - smartphone, apps

Voici les avantages :

  • La centralisation des achats medias auprès des adnetworks du marché, des adexchanges ainsi que des solutions de téléchargements incentivés.
  • L’installation d’un seul SDK une fois pour toute, au lieu d’installer le SDK de chaque régie avec qui vous souhaitez travailler.
  • L’optimisation cross source de trafic, l’outil a une vision global des sources d’acquisitions et peut donc tirer des enseignements de chaque réseau, voir les dédupliquer.
  • Le tracking des actions post-download permet d’optimiser le budget dépensé en fonction de la qualité des téléchargements. L’objectif étant d’acquérir des utilisateurs fidèles qui vont effectivement utiliser l’application.

trademob logoTrademob est son concurrent européen, en l’occurrence Allemand. Lancée en 2010, la start-up compte déjà 70 personnes et a levé 15 millions de dollars en novembre 2012. Son positionnement est relativement identique que Fiksu. Selon Trademob, 40% des clics achetés par les annonceurs aujourd’hui seraient frauduleux. Je vous invite à lire le billet de Thierry Pires à ce sujet. Vrai ou faux, on pourrait discuter du pourcentage mais il est clair qu’une partie est probablement frauduleuse et que la centralisation des achats dotés d’un outil de tracking performant et dédié permettrait de réduire ce taux. Trademob propose un outil de tracking et d’analytics en complément de ses campagnes médias permettant de suivre la performance du budget dépensé. La société s’implante en France ce mois-ci donc vous devrier en entendre parler sur le marché prochainement.

Il existe bien sûr beaucoup d’autres solutions, les adnetworks comme Inmobi, Millenial, Airpush ou d’autres encore proposent des campagnes display ou  de push notifications pointant vers Apple store ou Google Play. Nous avons choisi de traiter ici les solutions plus spécialisées sur ce type d’objectif de campagne. Concernant le coût d’acquisition, les business modèles étant différents selon les acteurs, leur mode de facturation va du CPD, au CPC ou au CPM. Le coût de téléchargement d’un application varie donc beaucoup en fonction des taux de conversions constatés selon la typologie d’acteurs. La fourchette allant de 0,5 à 2€ par applications téléchargées.

Et vous, comment avez-vous articulé votre stratégie d’acquisition clients mobile?

Je vous invite également à télécharger ma thèse sur le marketing mobile : « La révolution mobile, vers le shopping 3.0?« 

Vincent Tessier

 

Skimm, l’appli qui simplifie le paiement mobile

skimm_logoLe m-commerce, ce n’est pas que l’apple store ou l’appli d’eBay, de Monoprix ou bien de la Fnac. Il s’agit aussi de payer dans la vraie vie, l’IRL, le offline, vous l’appelez comme vous voulez. C’est le pari d’une jeune start-up française, Skimm. Si vous avez lu ma thèse sur le marketing mobile, vous les connaissez déjà, sinon, ce billet est l’occasion pour vous de les découvrir. Fondée par trois jeunes à peine sortis d’école (HEC, Science Po et ENSIIE), Skimm s’est rapidement développée depuis son lancement il y a un an et demi à peine. Après avoir été au sein de la pépinière Le Camping by Silicon Sentier, une première levée de fonds de 300 000€ début 2012, l’équipe sort ces jours-ci la V2 de leur application iPhone, l’occasion idéale d’interviewer Antoine Sakho, un des trois fondateurs.

 Skimm, c’est quoi?

Skimm est une application pour smartphone permettant de payer en magasin physique, sur un site internet mais aussi de se transférer de l’argent entre amis. « L’idée est de simplifier la manière dont on règle nos achats. Il suffit de scanner avec son téléphone le QR code que votre commerçant vous présente, rentrer votre code pin Skimm créé à l’installation de l’application et le paiement s’effectue automatiquement par carte bleue via vos coordonnées bancaires. Il n’y a pas de somme minimum pour payer avec Skimm et c’est totalement gratuit pour les utilisateurs ».  Rien de mieux qu’une vidéo pour illustrer cela :

Votre mobile remplace ainsi votre portefeuille, plus besoin de pièce de monnaie, ni d’avoir votre carte bleue sur vous. Skimm n’a pas accès aux coordonnées bancaires de ses utilisateurs, c’est son partenaire financier Leetchi / Payline / Crédit Mutuel qui réalise les transactions financières. Mais par contre c’est bien Skimm qui apparaît sur votre relevé de compte bancaire. Il faut cependant savoir que le montant minimum débité est de 10€ même si l’on peut régler un montant inférieur lors de son premier achat.

Nouvelle application

La V2 pour iOS sort ces jours-ci, quelles sont les principales évolutions? « Nous avons à la fois ajouté des fonctionnalités et soigné notre design. Un didactitiel en 3 slides est désormais proposé à la première ouverture. La connexion au démarrage avec la carte bancaire a été facilité grâce à la technologie OCR (optical camera registration). L’application va automatiquement reconnaître les chiffres de votre carte bleue en la survolant, il reste plus qu’à entrer la date d’expiration et le code de sécurité. Par ailleurs, les utilisateurs peuvent désormais géolocaliser les commerçants acceptant Skimm autour d’eux. Nous intégrons désormais des offres et bons plans, ainsi les skimmeurs sont récompensés et incités à visiter nos marchands partenaires et à utiliser le service. Côté design, chaque écran de l’application a été entièrement repensé, afin qu’ils apparaissent plus épurés, et plus simples. Même chose avec le scan, plus rapidement accessible et dont le visuel a été retravaillé« . Je confirme que lors du test effectué pendant l’interview, le design m’est apparu plus soigné et agréable. Mais rien de mieux qu’un visuel :

skimm-menu-de-la-V2

Côté marchand, le commerçant peut procéder au paiement via Skimm sur un ordinateur fixe ou portable via un navigateur internet ou sur un smartphone/iPod toch/iPad via une application dédiée. L’inscription à Skimm PRO se fait en quelques clics et les avantages sont nombreux :

  • Pas de minimum  de facturation pour leurs clients, contrairement à la CB
  • Une commission inférieure à celle prélevée par les loueurs de terminaux et pas de frais fixes mensuels
  • Un back-office avec le récapitulatif des paiements effectués, export excel, reversement par virement automatique
  • La possibilité de créer du trafic avec des opérations de promotions relayées à la communauté des skimmeurs
  • Du matériel promo (stickers à poser sur une vitrine) est fourni
  • Vérification en temps réel du solde du client sur son compte bancaire

La valeur ajoutée du service aux marchands est forte, il permet d’adresser une cible jeune en attente de ce type de mode de paiement mais aussi de créer du trafic additionnel. « Notre cœur de cible est constitué de 18-25 ans, principalement les étudiants. On est très bien reçu par les associations d’étudiants dans les universités et les écoles et l’adoption est immédiate. Les jeunes comprennent très bien l’intérêt du service et l’utilisent pour leurs achats quotidiens. Nous avons aujourd’hui une trentaine de marchands partenaires dont Subway et Lina’s, que nous avons recruté autours des universités et à des points centraux de Paris (La défense, Saint Michel…) afin de permettre aux 3 500 porteurs de l’application de l’utiliser« .

J’ai moi-même lors de cette interview pu tester le service dans un restaurant près des locaux de Skimm où nous avons déjeuné, très simple et fluide, j’ai réglé mon repas en scannant le QR que la caissière m’a présenté sur son iPhone et le tour était joué !

 Interface Skimm Pro version iPad pour les marchands :

skimm-pro

Les ambitions et la concurrence :

Antoine évoque les objectifs que lui et les deux autres fondateurs de la start-up se sont fixés avec assurance. « Nous avons réalisé 130K€ de transactions entre février et mai et tablons sur un rythme de 150K€ par mois d’ici la fin de l’année. Nous devrions atteindre ce niveau sans trop de difficultés, il suffit pour cela d’atteindre 200 commerçants et 15 à 20 000 utilisateurs de l’application. Dès 2013, nous comptons nous développer dans les villes étudiantes de province ce qui va accélérer le volume de transactions ». L’ambition aujourd’hui est d’intégrer le moyen de paiement au sein des logiciels de caisse historiques afin d’atteindre rapidement un volume de point de vente important. « Ce marché est plutôt opaque et il s’agit de gros acteurs avec des roadmaps techniques de plusieurs années. Sans compter que certains acteurs peuvent avoir l’ambition de développer ce service en interne. Mais les discussions avancent et nous devrions signer avec certains d’entre eux. » La concurrence est importante face aux géants comme Google ou Facebook qui nourrissent de grandes ambitions sur le portefeuille mobile, sans compter les acteurs comme Level-up, Square, iZettle ou Paypal. « Nous pensons vraiment avoir une valeur ajoutée, premièrement nous ne sommes pas dépendants du hardware. Entièrement basé sur un service logiciel, nous fonctionnons sur n’importe quel interface et n’avons pas besoins d’équiper les commerçants d’un appareil supplémentaire. Deuxièmement, nous avons déposé deux brevets dès le début de notre activité protégeant notre savoir faire technique. Enfin, notre agilité en tant que start-up nous permet de prendre de vitesse ce genre d’acteurs et de continuer à innover.

Gageons que Skimm a encore plein d’autres projets de développement dans ses cartons. Surtout que ce secteur est en pleine ébullition et quasiment tout reste à inventer. Walmart par exemple est en train de tester le scan des produits eux-mêmes par iPhone. Jean-Michel Billaut, intervenant illustre et VIP du MBA a récemment interviewé Valentin Lautier, ça se passe bien sûr au Billaut show. Alors si cela vous a donné envie d’adopter Skimm, il vous suffit de télécharger l’application sur Itunes ou sur Google Play.

Souhaitons bonne continuation à toute l’équipe de Skimm qui est en bonne voie pour devenir une success story !

@skimmfr

Vincent Tessier

Android sur votre PC Windows

Je vous fais part aujourd’hui d’une petite découverte faite hier. La news m’est venue sur le groupe de discussion des développeurs Android sur Linkedin, il s’agit tout simplement de mettre les applis de votre téléphone Android sur Windows. La société Bluestacks a été créée en 2008, compte 25 employés et a fait deux belles levées de fonds, 7,5M$ en mai dernier et une en octobre de 6,4M$. L’annonce officielle de la version publique du service a eu lieu le 11 Octobre, dont voici le communiqué de presse.

[quote]“The openness of Android is enabling innovation around the world. We are grateful to Google and others for their contributions. This is also a social equalizer in the US and countries like Brazil, India and China, where a large percentage of the population who can only afford smartphones can now enjoy and benefit from the ubiquity of apps on the Android platform, » said Rosen Sharma, president and CEO of BlueStacks.[/quote]

Le blog spécialisé Android-france.fr s’était fait l’écho en Avril dernier de la version de test.

Voici ce que cela donne sur votre PC windows :

 

 

 

 

 

 

 

 

La vidéo du concept :

Comment ça marche une fois installée :

Voici la marche à suivre pour ceux qui veulent tester le service :
1/ Installer le programme sur votre pc, c’est ici
2/ Vous avez maintenant le widget sur votre bureau avec les applications installées de base.
3/ Il faut ensuite cliquer sur le bouton « Get more Apps »
4/ Une page s’ouvre dans votre navigateur, il faut aller sur Cloud Coonect, un code « PHONE PIN » apparait.
5/ Il faut maintenant télécharger l’appli Android BlueStacks Cloud sur votre téléphone et entrer le code pin.
6/ Vos applis se synchronisent avec votre PC et apparaissent dans votre Widget BlueSTacks.

Bluestacks Channel

Bluestacks Channel

 

Une vidéo pour la partie Cloud connect :

Les constructeurs de PC seraient intéressés pour installer BlueStacks en natif sur les prochaines sorties d’usines… Un effet de levier qui serait énorme pour la start-up.

La société est en discussion avec Opéra pour intégrer le store d’application Handster ainsi qu’avec Slideme

Les développeurs Android y voient des débouchés supplémentaires, car toucher les utilisateurs d’Android est une chose, adresser les utilisateurs de Windows est un tout autre gâteau ! On voit bien que ce projet n’en est qu’au début et qu’il est très prometteur, on ne lève pas 14M$ sans un concept fort et une vraie innovation. Chapeau !

Vincent Tessier
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Game analytics

Nous allons nous arrêter aujourd’hui sur 2 tendances importantes du mobile, l’analytics des applications mobiles et leur monétisation in-game.

Je vais évoquer ici la solution d’analytics de la société Games Analytics, dont les opérations France sont dirigées depuis peu par Nathalie Lamri. Je précise que Nathalie et moi faisons tous deux partie de la promotion part time MBA MCI 2010 / 2011. Experte du monde des Jeux vidéo, elle se lance à l’assaut de leurs déclinaisons mobile et cela ne manque pas. En l’occurence, ce qui manque souvent c’est des outils de mesures pour les applications, il y en a peu, alors quand une solution fait son apparition et qui plus est sur un segment bien particulier d’appli que sont les jeux, il faut s’y intéresser. Tout est dit dans le communiqué de presse de la société dont voici une extrait :

[quote style= »boxed »]The Interactive Game Industry is rapidly changing from a product-based boxed retail model to a service-based digital distribution model. From its peak in 2008, retail distribution of boxed games has decreased dramatically and is now being challenged by online distribution on a variety of channels such as Facebook, iPhone, PC and online digital platforms on the tradictional consoles. Recently in the US, digital game downloads exeeded traditional boxed retail sales for the first time and it is clear that this trend is set to accelerate. [/quote]

[quote style= »boxed »]
There really is no alternative to employing effective behavioral analytics in games; the future of the industry and competitive advantage lies in the ability to turn game data into actionable insight. Companies like GamesAnalytics have been created to help developers and publishers improve player engagement and maximize revenue through understanding player behaviours.[/quote]

  • Produits et base line : Collect / Measure / Predict / Engage 
  • 2% des utilisateurs génèrent des revenus
  • Segmenter sa base utilisateurs pour optimiser les parcours
  • Collecter et interpréter la data pour prévoir
  • Attendre 500 évènements pour agir
  • Shooter le bon message au bon utilisateur pour maximiser l’ARPU
Exemple de segmentation :

 Interview de Chris Wright  à la conférence Game Developers Conference :


Pour suivre la société sur twitter.
Autres solutions de mobile analytics : Kontagent et capptain.

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Mobile SEM

Nous avons parlé récemment sur le blog MCI des ambitions de Google sur le mobile dans l’article « Le mobile vu par Google ». Par ailleurs, la firme a clarifié récemment les choses entre Admob et Adwords, voir l’article suivant pour plus d’informations. Aujourd’hui, Google annonce de nouvelles possibilités publicitaires sur le mobile via le SEM.

1/ Une annonce peut renvoyer vers le téléchargement d’une application :

[quote style= »boxed »]From the ad, they can be directed to download the advertiser’s app[/quote]

Le format s’appelle clic to download, qui fonctionne aussi bien vers l’apple store que l’Android market.

    

2/ Une annonce peut renvoyer au sein même d’une appli déja installée :

[quote style= »boxed »]If they already have the app, the Google mobile app extension can direct them to a destination within an app[/quote]

Le format s’appelle mobile app extension :

    

 

3/ Les liens sponsorisés débarquent dans les appli

Au même titre que Google a aidé des millions de sites web à monétiser leur contenu avec des bloc de pub Adsense et à développer un réseau de moteur de recherche partenaire, il n’y a aucune raison de ne pas proposer la même chose dans le monde des applis. Appelé Custom search ads c’est donc à la suite d’un recherche au sein d’une app que le mobinaute verra apparaître un lien publicitaire. Comme vous le voyez ci-dessous, vous pouvez customiser le look & feel de la pub pour une meilleure intégration dans votre appli. Ce format est également disponible pour les sites internet mobile, le seul préalable est d’avoir un moteur de recherche présent dans votre site ou appli.

  

2 autres fonctionnalités liées au local :

  • Hyper local search ads
  • Circulars : vous voyez une pub web ou mobile, vous indiquez être intéressé et vous pourrez alors présenter votre mobile au magasin du marchand concerné pour bénéficier d’un coupon, si c’est pas du ROPO ça !

Il faut aussi savoir que la qualité de la landing page mobile commence à prendre part dans le Quality score de vos annonces, la proximité géographique de votre boutique devient aussi un critère de diffusion des liens sponsorisés.

Vincent Tessier

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